(Crédit photo : Paul Ducharme)

CULTURE. Découverte de l’année du Gala des Olivier en 2019, l’humoriste originaire de Laurier-Station, Sam Breton, a su faire sa place dans le milieu de l’humour dans les années qui ont suivi. Deux ans plus tard, le 21 mars, son travail et ses efforts ont été salués et lui ont valu l’Olivier de l’année au dernier Gala des Olivier.

Pourtant, l’humoriste garde les deux pieds sur terre. S’il se dit heureux que ses pairs lui ait remis cette récompense, il la reçoit avec beaucoup d’humilité. Déjà, quelques heures plus tard, il confie qu’il travaillait sur la prochaine chronique qu’il devait faire à Salut Bonjour.

«La vie continue. Je suis très heureux. Je le prends, je suis fier, mais je continue et j’avance. […] Je sais où je vais, je fais mes affaires et je veux faire rire les gens. J’ai l’impression que les prix que je reçois c’est un peu comme si on m’arrêtait pour me dire : "Heille garçon ! En passant bravo, voici un prix qu’on te remet." Je le mets dans mon sac d’expérience, je prends une gorgée d’eau et je continue. Je travaille fort, je veux faire rire le monde, sur les planches, en faisant de la scène. Pour le reste, prix, pas prix, je suis heureux. Si je fais de la scène, je suis heureux», a-t-il raconté lors d’un entretien téléphonique.

La compétition était forte dans la catégorie Olivier de l’année. Sam Breton était en nomination avec des humoristes bien établis, mais aussi avec des jeunes de la relève qui font de plus en plus leur place : Rachid Badouri, Mehdi Bousaidan, Pierre Hébert, Mariana Mazza, François Morency, Dominic Paquet, Phil Roy, Arnaud Soly et Rosalie Vaillancourt.

C’est sa polyvalence, croit-il, qui lui a permis d’attirer l’attention du jury. «Certains se sont démarqués dans certaines strates d’humour. De mon côté, il y a eu Instagram, ma page Facebook, une baladodiffusion, la radio, la télé, etc. […]. Il y a le côté humain qui peut peser dans la balance. J’apprécie les gens et je pense qu’ils m’apprécient aussi. Tout ça mis ensemble a peut-être fait la différence.»

Avec son Sam

Lancé pendant la pandémie, le balado Avec son Sam, a connu un succès que Sam Breton n’attendait pas. À chaque épisode, il s’entretient avec une personnalité publique et ils discutent de tout, sauf de son CV artistique.

«Je l’ai fait parce que j’aime les gens. J’aime écouter. Nous sommes toujours en représentation que ce soit à la télé ou en spectacle en train de faire rire. En fin de compte, j’ai cette écoute-là en moi et ce petit côté d’animation. […] Moi-même, comme consommateur, j’entendais assez souvent des choses qui avaient déjà été dites. […] Je me suis dit, parlons de la base, quelles sont tes racines, tu viens d’où, pourquoi? C’est pour ça que je m’adresse à l’humain.»

Même s’il s’agit d’une corde supplémentaire à son arc, c’est surtout pour lui une autre plateforme qui lui permet de garder le contact avec le public, interagir avec lui et le faire rire

S’adapter, pas se réinventer

Pour Sam Breton l’année qui vient de s’écouler n’a pas été l’occasion de se réinventer, mais bien de s’ajuster et de s’adapter. Il a poursuivi son chemin dans la sphère humoristique à travers différents projets et surtout il a continué d’écrire.

«J’ai écrit un nouveau spectacle d’un peu plus d’une heure que j’ai appelé Pas son vrai show pour ne pas mêler les gens. Je l’ai roulé tout l’été jusqu’à ce qu’on retombe en zone rouge. C’est important pour moi de rester créatif. Je me disais, les arts, la culture, les humoristes, les théâtres… nous sommes là pour divertir et faire du bien. Ce n’est pas le moment, alors que tout le monde est déprimé, de baisser les bras.»

D’ailleurs, pendant ses remerciements, il a pris le temps de souligner l’implication de toute la grande famille humoristique en 2020 qui a accompagné les Québécois pour qu’ils puissent passer plus facilement à travers ces moments difficiles.

Projets en 2021

La prochaine année sera occupée pour Sam Breton, il reprendra la tournée de son spectacle Au pic pis à pelle. «Je suis un raconteur d’anecdotes. C’est assez intemporel. L’histoire elle est drôle ou elle ne l’est pas. Si elle est dans le spectacle, c’est qu’elle l’est. Le facteur temps dans mon spectacle, ce n’est pas un enjeu. Je l’ai mis au congélateur en mars 2020 et je viens tout juste de le ressortir au Vieux Clocher de Magog.»

Malgré le contexte particulier lié aux règles sanitaires, il estime que le masque est le moindre des soucis de ceux qui assistent à la représentation. «Ils sont heureux d’être là, je suis heureux d’être là. Ça fait tellement un beau spectacle et je n’ai même pas l’impression que la salle n’est pas à sa pleine capacité.»

Par ailleurs, il poursuivra ses chroniques à Salut Bonjour, la réalisation de ses balados et il sera de retour, comme chroniqueur, à l’émission Bonsoir bonsoir ! de Radio-Canada.

 

 

 

 

 

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