Candidat conservateur dans D'Arcy-McGee et porte-parole du PCQ en matière d'économie, Adrien Pouliot a annoncé mercredi qu'un gouvernement conservateur réduirait le taux d'imposition sur le revenu des entreprises de 59 %, le faisant passer de 11,5 % à 4,7 %.
«Le Québec aura alors le taux d'impôt sur le revenu des entreprises, combiné avec celui du fédéral, le plus bas en Amérique du Nord ainsi que plus bas que celui de plusieurs pays européens. Cette mesure soulagera le fardeau fiscal des entreprises québécoises de 23 G$. Avec cette somme, les entreprises auront dans leurs coffres l'argent pour naviguer à travers les aléas politiques et assez mouvementés décidés par nos voisins du Sud», a argué M. Pouliot, lors d'un point de presse devant le siège social de Revenu Québec.
Le répit fiscal souhaité par le PCQ permettrait, selon lui, aux entreprises de réduire leur dépendance au marché américain, conquérir d'autres marchés internationaux, favoriser de nouveaux investissements, réduire les prix de leurs produits ou créer de nouveaux emplois. Les conservateurs estiment qu'entre 25 000 et 40 000 nouveaux emplois pourraient être créés en donnant une «vague de chaleur» aux créateurs de richesse.
Pour concrétiser cette baisse de l'impôt sur le revenu des entreprises «historique», le PCQ a rappelé qu'il envisage des économies de 47 G$ dans le budget de l'État grâce à son important régime minceur qu'il entend imposer dans les finances publiques.
En plus de cette mesure phare et des compressions dans le budget de l'État québécois, les conservateurs prévoient contrer les effets des tarifs américains par une dérèglementation massive, l'exploitation du gaz naturel québécois et l'élimination des barrières au commerce interprovincial.
Pour sa part, Éric Duhaime a vanté les avantages du libre-échange et a déploré les attaques américaines à ce principe économique. Il a également partagé son souhait que les deux parties en arrivent rapidement à une entente, craignant une nouvelle escalade dans le conflit commercial.
Du même souffle, il a lancé une pointe au gouvernement caquiste sortant face à sa gestion dans le dossier. «M. Trump est arrivée à la Maison-Blanche il y a bientôt deux ans. Qu'a fait le gouvernement du Québec pour aider nos entreprises depuis? Il a augmenté leur fardeau plutôt que de le diminuer. En Ontario, le gouvernement conservateur a eu un plan anti-tarifs dès son arrivée au pouvoir et a levé les barrières au commerce interprovincial», a lancé M. Duhaime.