Pour alimenter le débat public sur cet enjeu, l'association a également publié une brochure de revendications qui seront portées par ses maisons membres dans les différentes circonscriptions du Québec au cours de la campagne électorale.
«Après 13 féminicides en contexte conjugal depuis le début de l'année, l'inaction n'est pas une option. On lance un appel aux partis, aux candidates et candidats : quels engagements êtes-vous prêts à prendre pour faire reculer la violence conjugale?» a d'ailleurs lancé Annick Brazeau, présidente du Regroupement.
L'organisation réclame d'abord au prochain gouvernement d'augmenter le nombre de places dans les maisons d'aide et d'hébergement aux femmes victimes de violence conjugale. Aussi, le regroupement souhaite un rehaussement du financement de ses membres par le gouvernement afin qu'elles puissent «offrir davantage de services et de garantir des conditions de travail à la hauteur de la tâche».
Il a souligné que le taux moyen d'occupation des maisons d'aide et d'hébergement avoisine actuellement les 100 % et elles doivent jongler avec des listes d'attente de 8 semaines pour les services sans hébergement.
Aussi, le regroupement veut la mise en place des mesures d'accès à la justice et d'accès au logement, par des politiques de lutte à la pauvreté ainsi que par un financement adéquat du milieu communautaire «pour faciliter la sortie de la violence». La formation des professionnels entourant les victimes est aussi un «élément clé pour permettre de détecter et d'intervenir adéquatement face à la violence conjugale», selon l'association.
Enfin, le regroupement demande de larges campagnes de sensibilisation et la création d'un ministère des Droits des femmes et de l'Égalité pour s'attaquer aux propos et comportements misogynes, masculinistes et transphobes.