Environ la moitié des petits exportateurs (46 %) et des petits importateurs (49 %) sondés ont indiqué qu'ils avaient des produits directement touchés par la nouvelle série de tarifs et de contre-tarifs. Les secteurs de la fabrication, du commerce de gros, du commerce de détail et de la construction figurent parmi les plus durement touchés.
«Les propriétaires de PME ne peuvent pas se permettre de payer le prix de cette guerre commerciale. Si le gouvernement impose des contre-tarifs, il doit s'assurer que les programmes d'aide protègent les PME qui sont touchées par le conflit commercial. Neuf propriétaires de PME sur dix estiment que les revenus tirés des contre-tarifs devraient être utilisés pour soutenir les entreprises durement touchées par la guerre commerciale», a soutenu Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.
Pour éviter une vague de fermetures d'entreprises, le regroupement demande à Ottawa de développer un programme de soutien direct aux PME touchées par les tarifs. Concrètement, les exportateurs et les importateurs pouvant démontrer qu'ils ont payé les tarifs seraient admissibles à une aide initiale pouvant atteindre 70 000 $, dans le programme imaginé par la FCEI.
L'organisation demande aussi que des effectifs soient dédiés pour accélérer le processus de demande de remise des droits de douane applicables à des biens provenant des États-Unis et pour éliminer des contre-tarifs canadiens «lorsqu'ils nuisent de manière importante à un secteur ou lorsqu'il est difficile de trouver des alternatives pour remplacer les produits américains».
Enfin, la FCEI revient avec une demande qu'elle a déjà proposée : réduire le taux d'imposition des petites entreprises de 9 % à 6 %, rétroactif au 1er janvier dernier, et augmenter le seuil de la déduction accordée aux petites entreprises de 500 000 $ à 700 000 $, puis l'indexer sur l'inflation par la suite.
Méthodologie
Les données dévoilées par la FCEI le 3 septembre sont les résultats préliminaires du Sondage sur l'impact de la guerre commerciale Canada-États-Unis, mené en ligne depuis le 28 août auprès de 1 545 membres de la FCEI. À titre de comparaison, pour un échantillon probabiliste de cette taille, la marge d'erreur serait de +/- 2,49 %, 19 fois sur 20.