jeudi 4 juin 2026
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Financement

Cinq ans pour la Ruche Chaudière-Appalaches

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Steven Blaney, Frédéric Auger, PDG de la Ruche, Isabelle Lecours, députée de Lotbinière-Frontenac, Mélanie Sicotte et Olivier Biron, conseillers municipaux, et Daniel Berlinguette-Poulin. Photo : Courtoisie

04 juin 2026 07:05

La branche de la Chaudière-Appalaches de la plateforme de financement participatif, la Ruche, a célébré son cinquième anniversaire dans l’Édifice Desjardins, le 28 mai. En cinq ans d’existence, la plateforme a créé des retombées économiques de 4,1 M$ et a contribué à la création de dizaines de projets dans la région.

Pour Frédéric Auger, président-directeur général (PDG) de la Ruche, le cinquième anniversaire de l’organisme est une bonne occasion de se rappeler qu’il trouve «extrêmement gratifiant et motivant» le fait d’aider les entrepreneurs à réaliser leurs rêves et leurs ambitions. Toutefois, l’événement a aussi rappelé qu’il reste du travail à faire pour faire croître la notoriété de la plateforme.

«C’était l’occasion de souligner que La Ruche, c’est un nouvel outil que le milieu économique et entrepreneurial s’est approprié. Nous, on est la plateforme qui met en relation les contributeurs et les entrepreneurs qui ont des projets, mais si le milieu ne se l’approprie pas, il n’y en aura pas de création de richesse. En ce moment, au Québec, on parle beaucoup de défis économiques et géopolitiques ainsi que de création de richesse, mais le principal défi à ça, c’est le financement, donc il faut innover dans cette catégorie-là. la Ruche, c’est ce qu’on fait», souligne-t-il.

Rappelons que parmi les 4,1 M$ de retombées économiques de la Ruche en Chaudière-Appalaches, 2,4 M$ proviennent des contributions de la communauté et 1,7 M$ proviennent des fonds d’appariement des différents ministères lorsque des projets correspondent à leur mission. De ce fait, la plateforme veut se faire connaître comme plus qu’une plateforme de dons.

«Souvent, les gens pensent que la Ruche est une plateforme où on fait des dons, mais ce n’est pas ça. On est un outil de développement socioéconomique. Les entrepreneurs ont besoin d’innover pour trouver du financement et ils ont besoin de cet outil pour avancer. C’est important que les gens le comprennent ce qu’on fait», ajoute Frédéric Auger.

Une plateforme pour les TPE et les PME

Lors de la célébration des cinq ans de l’organisme en Chaudière-Appalaches, son PDG a rappelé que la Ruche ne finance pas des entreprises «à coups de millions», mais plutôt avec les montants nécessaires pour démarrer de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME).

Avec cette vision vient une motivation de faire participer la population à l’essor des TPE et PME pour Frédéric Auger. Selon lui, La Ruche est un outil démocratique qui permet de créer de la richesse localement.

«On permet aux citoyens québécois d’avoir leur mot à dire sur la pertinence d’un projet pour sa communauté, sa ville ou sa région, lance-t-il. On l’oublie souvent, mais pourquoi est-ce qu’il y aurait seulement les institutions financières ou les gouvernements qui auraient le droit de vie ou de mort sur un projet, alors que le principal bénéficiaire, c’est le citoyen? Avec la Ruche, les entreprises ressortent avec un produit commercialisé, une communauté mobilisée et une première clientèle.»

Pour la suite, Frédéric Auger souhaite augmenter la notoriété de la plateforme pour qu’elle existe aussi longtemps que la communauté économique, politique et entrepreneuriale souhaite se l’approprier.
L’organisme a d’ailleurs investi 2,5 M$ dans les cinq dernières années pour développer sa plateforme numérique. Avec ces investissements, le but ultime de Frédéric Auger est de rendre l’organisation autonome financièrement pour rivaliser avec ses compétiteurs.

«Rappelons-nous que si la Ruche n’existe pas, ce sont des Américains et des Européens qui prennent le marché. De notre côté, on a un ancrage québécois, on comprend la réalité des entrepreneurs d’ici et on a notre place. On veut bâtir de la notoriété pour que la Ruche devienne le réflexe quand quelqu’un veut lancer un projet de croissance pour une TPE ou une PME. C’est ça qu’on veut bâtir dans les prochaines années en Chaudière-Appalaches», conclut-il.

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