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Rue Principale

L’état de la route inacceptable à Sainte-Croix

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Photo : Mélanie Labrecque

25 mai 2026 09:46

La rue Principale à Sainte-Croix est dans un état de dégradation avancé au point où elle figure au palmarès provincial des pires routes du Québec de cette année. Il s’agit d’une situation inacceptable pour le maire de Sainte-Croix, Stéphane Dion, qui avait fait de la revitalisation du secteur l’une de ses priorités électorales en 2021.

Contrairement au reste du réseau routier de la municipalité, c’est le ministère des Transports qui est propriétaire et gestionnaire de la route 132 (rue Principale). Tout ce qui touche les travaux d’entretien et de réparation revient également au ministère des Transports. La Municipalité n’a aucun moyen d’agir.

«La patience des citoyens a atteint son maximum. Les gens sont tannés», a résumé Stéphane Dion. La mobilisation de la population sur les médias sociaux a permis d’inscrire la route sur le palmarès provincial, mais leur exaspération s’est aussi traduite par un nombre important de plaintes logées au ministère des Transports.

Photo: Mélanie Labrecque
 Du 1er janvier au 14 mai derniers, le ministère en a reçu 144. À titre comparatif, il en avait reçu cinq en 2025 et trois en 2024. «C’est vraiment dangereux. Ce n’est pas seulement les nids de poule, c’est une question de sécurité, autant pour les automobilistes, les cyclistes et les adolescents qui se promènent en cyclomoteur. C’est vraiment dangereux et ce n’est pas exagéré», a dénoncé Stéphane Dion.

Pour le maire, si le ministère des Transports n’est pas en mesure de s’occuper de ce tronçon de la route 132 qu’il en transfère la responsabilité à la Municipalité. «Qu’il nous donne l’argent et on va le faire ! Nous allons bien le faire. Nous sommes capables d’entretenir un réseau routier, de boucher des trous et de faire du lignage. On est capables de passer le balai de rue. Je crois que les citoyens en auraient plus pour leur argent.»

De son côté, le ministère des Transports souligne qu’une intervention de rapiéçage manuelle sera suivie d’une intervention mécanisée d’ici la mi-juin. Pour Stéphane Dion, il s’agit d’une solution temporaire qui ne réglera pas le problème à long terme.

La taille et la profondeur de ce trou sont importantes. Photo: Mélanie Labrecque

Réaménagement

Dès 2021, le maire avait fait part de son intention de revitaliser la rue Principale et a conclu une entente de collaboration avec le ministère des Transports. Or, cinq ans plus tard, on vient tout juste d’accorder le mandat pour les plans et devis.

Cette lenteur entraîne des conséquences sur la réfection des infrastructures municipales. Tant que le feu vert ne sera pas donné pour les travaux de surface, la municipalité ne peut pas aller de l’avant avec le changement des canalisations d’aqueduc et d’égout. «Chaque année, il y a des bris importants. Plus on attend, plus la facture augmentera», ajoute Stéphane Dion.

Une étude réalisée en 2023 évaluait les travaux, incluant les aqueducs et les égouts, à une dizaine de millions de dollars. «Ça prend tellement de temps, que, lorsqu’on sera au moment de le faire, il faudra recommencer à zéro, puisque l’étude qui a été réalisée et payée ne sera plus à jour», poursuit M. Dion.

Débit de circulation

Il n’est pas possible de connaître le nombre de véhicules qui traversent le village de Sainte-Croix par jour, puisque le ministère des Transports n’a pas de station de collecte de données à l’intérieur du village.

Cependant, les chiffres montrent une augmentation du nombre de véhicules circulant quotidiennement entre Saint-Antoine-de-Tilly et Sainte-Croix sur la route 132. Ce nombre est passé d’une moyenne de 3 500 en 2023 et 2024 à une moyenne de 3 700 en 2025.

À l’autre bout du village, en direction de Lotbinière, le débit quotidien moyen est à la baisse. Il est passé d’une moyenne de 1 820 véhicules par jour en 2023, à 1 920 véhicules par jour en 2024, à 1 500 véhicules par jour en 2025.

Du côté de la route Laurier (route 271), le ministère note une progression des passages quotidiens. En 2023, la moyenne se situait à 2 900 véhicules par jour, en 2024, elle était de 3 100 et, en 2025, elle s’établissait à 3 200.

 

 

 

 

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