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Frankie Lafontaine reçoit le prix Fernand-Houle

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Photo : Courtoisie

20 févr. 2025 05:33

L’entrepreneur bellechassois Frankie Lafontaine, pilier de l’entreprise Lafontaine depuis 1982, a reçu le prix Fernand-Houle, le 22 janvier. Cet honneur, reçu alors que l’entreprise célèbre cette année son 50e anniversaire, est décerné par l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) pour souligner l’apport exceptionnel des récipiendaires dans le domaine du génie civil et de la voirie.

Bien que son entreprise célèbre ses 50 ans cette année, Frankie Lafontaine a tout de même été surpris d’obtenir cette reconnaissance. Ce prix a obligé l’homme d’affaires à se remémorer ce qui a fait de Lafontaine une entreprise phare dans le domaine.

«La première réaction que j’ai eue, ç’a été de me demander pourquoi on me donne un prix, lance l’entrepreneur. Ça m’a obligé à faire un bilan de ma carrière et je pense que Lafontaine a su croître progressivement pour atteindre ses lettres de noblesse. Nous sommes partis petits et on a grandi tranquillement. La première année, notre chiffre d’affaires était d’environ 78 000 $, alors qu’il est de presque 160 M$ cette année.»

L’entreprise

Anciennement Les Excavations Lafontaine, l’entreprise a raccourci son nom en 2011 pour qu’elle devienne seulement Lafontaine. Si ses fils Mathieu et François sont maintenant respectivement président et vice-président de la compagnie, c’est parce qu’il était primordinal pour Frankie Lafontaine que son projet entrepreneurial soit avant tout un projet familial.

«Ma femme m’a rejoint en 1984 pour faire diverses tâches. Elle a abandonné sa carrière de diététicienne pour travailler dans l’entreprise et ça m’a beaucoup aidé. Avec mes deux fils qui ont été solidaires, c’est une belle histoire de famille», indique l’homme d’affaires.

À l’origine, Frank Lafontaine, le père de Frankie Lafontaine, a fondé l’entreprise, en 1975, à Saint-Malachie. Le paternel, un ancien opérateur d’équipement lourd, ne souhaitait pas que son fils ait une carrière d’ouvrier.

«Mon père m’a fait instruire, parce que la vie de chantier, c’est dur, mentionne Frankie Lafontaine. J’ai d’abord étudié en géographie et j’ai poursuivi avec une maîtrise en aménagement du territoire. J’ai travaillé plusieurs années à travers le Québec et j’occupais plusieurs rôles. J’ai appris beaucoup, mais j’ai compris que ça prend des gens qui portent les projets et le goût des affaires m’a pris. J’ai donc laissé mon emploi et j’ai rejoint mon père et deux de mes frères dans l’entreprise en 1982.»

Avec son associé Jacques Legros, Frankie Lafontaine réoriente l’entreprise vers des activités d’entrepreneur général, puis vers des travaux de génie civil. En 50 ans, Lafontaine a signé des projets d’envergure, comme l’élargissement de la route 277 à Saint-Anselme, le boulevard Robert-Bourassa ou encore quatre des six phases d’amélioration du boulevard Champlain au début des années 2000.

Le prix Fernand-Houle

Si l’entreprise a connu de grands succès, Frankie Lafontaine a également eu son impact sur l’industrie du génie civil. Ce dernier a notamment écrit un ouvrage sur la gestion d’un chantier, ce qui a beaucoup servi à établir la marche à suivre chez Lafontaine, et il s’est longtemps impliqué dans l’ACRGTQ.

«J’ai siégé sur le conseil d’administration et sur le conseil exécutif de l’association. C’est là que j’ai sensibilisé l’ACRGTQ au besoin de créer une formation pour les journaliers, confite-t-il. Dans le domaine, la main-d’œuvre est composée à 40 % de journaliers sans formation. J’ai donc travaillé avec l’organisation pour présenter un projet de programme pour les travailleurs journaliers au gouvernement du Québec. Le projet est présentement à l’étude pour déterminer quel genre de formation ça pourrait être et si ça aura lieu. Si je réussis à concrétiser ça, j’aurai aidé mon industrie et je serai fier de mon prix.»

Lorsqu’il pense à son legs, Frankie Lafontaine cite sa débrouillardise et sa famille, sans qui cela n’aurait pas été possible, mais il souligne également l’importance des petits gestes.

«Moi, je suis un adepte de la légère différence. Il faut aller chercher le petit plus pour bien faire les choses. Quand on va chercher toutes les légères différences, c’est ce qui fait la grande différence», exprime l’homme d’affaires.

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