C’est lors de ses voyages humanitaires au Sénégal organisés par le Centre amitié de solidarité internationale de la région des Appalaches (CASIRA) que Fanie Giguère-Robitaille a découvert le gîte-école de M’Bour. En entrant en contact avec les humains derrière ce projet, elle a réalisé l’importance de cette école pour la population.
«Ce sont devenus des amis. On s’attache et c’est difficile de ne pas vouloir aider, souligne l’entrepreneure. J’ai vu une autre culture où les femmes n’ont pas les mêmes chances qu’ici. En se comparant, on réalise la chance qu’on a et on a envie de les aider à faire une différence.»
Le gîte-école a besoin d’environ 30 000 $ afin d’acheter le terrain voisin à l’établissement. Ce projet permettrait au gîte-école d’agrandir ses activités, puisque le premier étage de leur établissement sert actuellement d’école et le deuxième étage est utilisé comme gîte. De ce fait, un plus grand terrain permettrait d’augmenter la capacité d’accueil de l’école tout en conservant le gîte qui sert au financement de l’école.
«L’école offre actuellement un programme de cuisine ainsi qu’un programme de couture. Le but est d’ajouter un cours d’électricité pour offrir plus d’opportunités pour les femmes du coin. Une femme n’a pas beaucoup de chances d’études là-bas, parce qu’elles sont dans des rôles familiaux. Le gîte-école leur donne accès à des études à un coût accessible. Grâce à ça, les femmes peuvent graduer et occuper un métier», mentionne Fanie Giguère-Robitaille.
Financement
Afin d’aider Daouda, le directeur du gîte-école de M’Bour, et Madeleine, chargée de projet chez CASIRA, à acquérir le terrain, l’entrepreneure lévisienne a souhaité organiser une activité de financement qui représenterait bien le projet. C’est pourquoi elle est entrée en contact avec Anne Rouleau pour l’aider à créer un atelier de cuisine traditionnelle.
«Je l’ai approchée, parce que j’ai déjà participé à ses ateliers de cuisine en ligne et c’est une belle expérience, explique Fanie Giguère-Robitaille. Elle a accepté d’offrir son temps bénévolement pour m’aider. La cheffe du gîte-école nous a donc aidé à préparer trois plats traditionnels qui se font bien en trois heures et Anne va animer l’activité.»
En achetant un billet, les participants ont accès à l’atelier sur Zoom animé par Anne Rouleau qui explique toutes les étapes de la confection de la recette. L’activité inclut également une visite virtuelle de l’école par Daouda. Afin de participer, les gens devront acheter leurs ingrédients selon une liste envoyée à l’avance.
«Nous avons fait attention que tous les ingrédients soient accessibles facilement pour simplifier la vie des gens. Cela va créer une activité unique qui permettra de se connecter entre humains pour une cause qui change des vies», précise Fanie Giguère-Robitaille.
Pour ceux qui ne peuvent pas participer à l’atelier de cuisine, l’entrepreneure a aussi lancé une campagne de financement.
«Quelqu’un qui ne veut pas faire un atelier virtuel ou qui n’est tout simplement pas disponible pourra faire un don. Ça permet aux gens de donner le montant qu’ils souhaitent. Si on est 10 à donner, ça coûte cher. Si on est 300 ou plus à donner, ça devient plus accessible pour le gîte-école d’acheter le terrain», indique la Lévisienne.
L’achat de billets pour l’événement est disponible au www.madamegermaine.com/products/12-avril-evenement-benefice-atelier-en-ligne-senegal. Quant à elle, la campagne de financement est accessible au www.gofund.me/cb31dc7c.