(Crédit photo : Sindy Duval)

SOCIÉTÉ. Les syndiqués du CPE l’Envol manifestaient en grand nombre ce matin à Sainte-Croix. Ils s’étaient rassemblés devant l’église le 4 novembre, dans le cadre de leur troisième journée de grève consécutive, pour dénoncer la lenteur dans les négociations avec le gouvernement.

Tout comme les 11 000 autres travailleurs en centre de la petite enfance affiliée à la CSN, les syndiqués du CPE l’Envol ont manifesté pour améliorer leurs conditions de travail, mais aussi pour obtenir une meilleure reconnaissance de leur profession. Notons que leur convention collective est arrivée à échéance depuis plus de 18 mois. «On espère que le gouvernement va nous entendre», a indiqué la déléguée syndicale du CPE l’Envol, Louise Bélanger.

Les revendications touchent différents aspects des conditions de travail : le salaire, le ratio d’enfants, le temps pour compléter les dossiers et faire une planification pédagogique, les vacances ainsi que les jours fériés.

L’amélioration de ces différents points est essentielle pour rendre la profession attirante ajoute Mme Bélanger, surtout dans le contexte où il manque déjà de personnel et de la création des 37 000 nouvelles places prévues par le gouvernement.

«Ce que nous voulons c’est d’augmenter nos conditions pour qu’elles soient meilleures parce que présentement les jeunes qui souhaitent devenir éducateur se font rares dans les cégeps. Nos conditions ne sont pas assez bonnes.» Elle mentionne qu’il s’agit de l’un des métiers issus d’une technique au collégial qui est le moins bien rémunéré.

«Nous ne sommes pas reconnues. En 2021, il y en a encore qui pensent que nous ne sommes que des gardiennes d’enfants. Ça fait longtemps que ce n’est plus le cas. On donne des services de qualité.»

Quant à l’offre d’augmentation salariale à ceux qui accepteront de travailler 40 heures par semaine, Louise Bélanger soutient que ce n’est pas ce qu’ils souhaitent.

«Nous ne faisons plus 40 heures par semaine depuis longtemps. Actuellement, les semaines sont de 32 à 35 heures sur quatre jours. Avec des enfants, 40 heures, c’est exigeant. Ce n’est pas ce qu’on veut. On veut garder nos conditions de travail et avoir une augmentation salariale.»

Rappelons que les travailleurs des CPE affiliés à la CSN ont voté, à la fin de l’été, en faveur de 10 jours de grève à déclencher au moment opportun. Les journées de mardi, mercredi et jeudi dernier constituaient les quatrième, cinquième et sixième jour de grève.

 

 

 

 

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