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POLITIQUE. D’un commun accord entre les parties, Diane Laroche a quitté ses fonctions de directrice générale de Saint-Antoine-de-Tilly. Cette décision a été acceptée à l’unanimité par le conseil municipal lors d’une séance extraordinaire tenue le 7 octobre.

La rencontre a eu lieusous la supervision de représentants de la Commission municipale du Québec afin de s’assurer que des gestes de représailles ne soient pas commis. De plus, la Sûreté du Québec se trouvait à l’extérieur de la salle du conseil municipal. «À la fin de la séance de mercredi, il y a eu de l’intimidation qui s’est déroulée. Nous avons cru bon de leur demander d’être là ce soir», a expliqué la mairesse suppléante aux citoyens présents.

Une fois la décision prise, les nombreux citoyens présents ont interrogé le conseil municipal sur différents points. Certains ont souhaité connaître la nature de la prime de départ ou de séparation qui pourrait être donnée à Mme Laroche. Pour le moment, le conseil n’a pas été en mesure de répondre pour des raisons de confidentialité.

D’autres se sont questionnés si certains contrats accordés allaient être révisés. Le conseil devrait se pencher sur ce point prochainement. Par ailleurs, sachant que Mme Laroche avait quitté ses fonctions en 2016 dans un contexte trouble, un citoyen a demandé pourquoi elle a été réengagée en 2019. Dans ce contexte, la mairesse suppléante a indiqué qu’il s’agissait des décisions prises par d’autres conseils. De plus, même s’il était au conseil lors de l’embauche de Mme Laroche en 2019, Jérôme Pagé n’a pas participé au processus d’embauche.

Des changements à venir

Afin que des événements du genre ne se reproduisent plus, la mairesse suppléante, Myriam Lambert-Dumas, a indiqué que la municipalité révisait sa politique de gestion des ressources humaines.

«Les employés auront une période de probation de six mois pour s’assurer qu’ils répondent aux critères de la Municipalité. Cette période peut aussi s’étendre au-delà de six mois. De plus, le prochain directeur général aura des suivis assez fréquents et des évaluations avec le maire et le comité des relations de travail pour s’assurer que tout se passe bien.»

Par ailleurs, Saint-Antoine-de-Tilly travaille également à mettre en place la série de recommandations faites par la Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale. «Nous sommes sûrs d’y arriver. Nous avons des éléments à l’étude et des démarches entreprises pour mettre en place ces recommandations. Ça nous tient à cœur», a soutenu Mme Lambert-Dumas.

Notons que Saint-Antoine-de-Tilly a jusqu’au 1er décembre pour s’y conformer.

 

 

 

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