Crédit photo : Gilles Boutin - Archives

SANTÉ. Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, a annoncé, le 13 octobre, que la date d'entrée en vigueur de l'obligation pour les travailleurs de la santé d'être adéquatement vaccinés afin de pouvoir travailler est repoussée d'un mois. Pour le moment, les travailleurs qui n'ont pas reçu une dose d'un vaccin contre la COVID-19 ne seront pas suspendus sans solde jusqu'au 15 novembre.

Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale

«Nous avons pu convaincre plusieurs milliers de travailleurs de la santé de recevoir une première dose d'un vaccin contre la COVID-19 depuis la commission parlementaire sur la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé à la fin août. Par contre, on travaille depuis des semaines pour minimiser les impacts de la suspension sans solde des travailleurs non vaccinés et on se retrouve aujourd'hui à ajouter une pression trop forte sur le réseau de la santé. Ce serait de jouer aux dés avec la santé des Québécois et c'est pour cela que nous reportons notre échéancier de 30 jours», a déclaré M. Dubé, lors d'une conférence de presse à Montréal.

Si 96 % des travailleurs de la santé ont au moins reçu une première dose d'un vaccin contre la COVID-19, le ministre de la Santé a indiqué qu'environ 14 000 travailleurs de la santé allaient être suspendus sans solde si le décret sur la vaccination obligatoire dans ce secteur entrait en vigueur le 15 octobre.

La sous-ministre adjointe à la Direction générale des affaires universitaires, médicales, infirmières et pharmaceutiques, Dre Lucie Opatrny, a expliqué que plus de 600 lits de soins à courte durée et 35 salles d'opération allaient devoir être fermés à partir de vendredi en raison de la suspension sans solde de ces milliers de travailleurs de la santé. De plus, les services de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ainsi que 35 % des CHSLD québécois allaient subir d'importantes réductions.

Christian Dubé se défend donc de concéder une victoire aux antivaccins, mais de vouloir protéger le réseau de la santé.

«Je sais que ce n'est pas une solution parfaite et que cette décision peut paraître très frustrante pour les travailleurs de la santé et les Québécois adéquatement vaccinés. Je veux faire appliquer le décret sur la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, mais je ne le ferai pas au détriment de la qualité des soins de santé. (...) On arrivait à des endroits comme résidences privées pour aînés où la moitié des travailleurs n'était pas vaccinée. Dans cet exemple, on parlait tout simplement de fermeture de la ressource. Ce qui m'a donné le coup de grâce, c'était que des présidents-directeurs généraux de CISSS envisageaient de recourir davantage au temps supplémentaire obligatoire pour diminuer les bris de service», a expliqué le ministre de la Santé.

Un mois pour convaincre

Au cours des 30 prochains jours, le gouvernement misera sur la carotte et le bâton pour convaincre les travailleurs de la santé récalcitrants à se faire vacciner contre la COVID-19. Lors de son point de presse, Christian Dubé a lancé un nouvel appel à ces derniers pour qu'ils reçoivent leurs doses.

«Je veux donner une dernière chance aux travailleurs non-vaccinés. Nous vous tendons la main et nous espérons que vous la saisirez. S'il vous plaît, faites-le d'abord pour vous et vos proches. Par la suite, faite-le pour vos collègues. On peut changer d'idée. Et je tiens d'ailleurs à remercier les travailleurs de la santé qui ont pris un rendez-vous pour recevoir une dose au cours des derniers jours», a affirmé le ministre de la Santé.

Du même souffle, il a cependant indiqué que le personnel qui n'est pas adéquatement vacciné devra subir un minimum de trois tests de dépistage de la COVID-19 par semaine. Cette mesure était déjà en vigueur dans le réseau public, mais s'appliquera désormais dans le réseau privé.

De plus, les travailleurs qui ne sont pas adéquatement vaccinés ne recevront pas les différentes primes COVID ainsi que la prime de 15 000 $ aux infirmières. Ils ne toucheront leurs primes que s'ils se font doublement vacciner au cours des 30 prochains jours. Enfin, le ministre de la Santé et des Services sociaux a rappelé que les travailleurs de la santé qui seront suspendus sans solde quand la vaccination obligatoire entrera en vigueur perdront leur permis de pratique, comme l'ont annoncé certains ordres professionnels au cours des derniers jours.

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