Crédit photo : Mélanie Labrecque

SOCIÉTÉ. La légitimité de l’aménagement d’une piste de course en terre battue au Circuit Sainte-Croix Riverside Speedway au début du mois est au cœur d’un débat entre les exploitants de la piste de course et la municipalité. Le 10 septembre dernier, la Ville a mis en demeure les gestionnaires, estimant que les travaux réalisés par l’entreprise n’ont pas respecté le permis accordé une semaine auparavant. Ce que dément Gestion Riverside Speedway.

«Il semble qu’ils ont remis en opération une ancienne piste. Ils ont retravaillé l’endroit où ils devaient aménager un stationnement. Finalement, il y a eu une piste et des courses en fin de semaine. La position de la Ville, après une visite de l’inspecteur municipal et de notre urbaniste, c’est que nous croyons que les travaux qui ont été faits ne sont pas conformes à la demande de permis», a expliqué le maire de Sainte-Croix, Jacques Gauthier, en entrevue téléphonique.

Dans le document légal, il est demandé aux exploitants de ne pas tenir les courses prévues les 11, 12 et 26 septembre «puisqu’elles doivent avoir lieu sur une piste illégalement construite». De plus, dans sa mise en demeure, la Ville demande aussi au gestionnaire d’entreprendre rapidement des démarches pour obtenir «les permis nécessaires au démantèlement de cette piste et par la suite de démanteler celle-ci dans les plus brefs délais».

Les avocats de la Ville, le maire suppléant, Jean-Pierre Ducruc, ainsi que les administrateurs doivent se rencontrer aujourd’hui pour décider de quelle façon ils poursuivront les démarches légales.

Travaux légitimes

Les gestionnaires du circuit se défendent d’avoir enfreint les termes du permis accordé par l’inspecteur municipal le 2 septembre dernier.

«Le certificat d’autorisation joint au présente prévoyait expressément que les travaux d’excavation du sol, de déblai, remblai et autres étaient expressément autorisés par le responsable du dossier qui a émis le permis. […] Aussi, aucun arbre n’a été coupé et la pente et le relief n’ont pas été modifiés, autrement que ce qui a préalablement été autorisé», peut-on lire dans la réponse envoyée à la mise en demeure.

L’un des gestionnaires, Jean Bergeron, rappelle que le permis avait été accordé pour deux terrains distincts. Celui où ont été effectués les aménagements ne serait qu’une reconfiguration de la piste existante.

«La piste de course comprend aussi un circuit routier qui date des années 1970. […] J’ai refait une piste dans la portion routière qui existe depuis les années 1970. D’ailleurs, elle est toujours asphaltée», a plaidé M. Bergeron.

Des travaux de nivellement et de déplacement de la clôture devaient avoir lieu sur l’autre terrain, le stationnement longeant la route 132. Travaux qui n’ont pas été faits à la suite de la visite et des recommandations de l’inspecteur municipal, a tenu à spécifier Jean Bergeron.

Ce que dit le permis

Le permis émis par la Ville (Travaux d’excavation du sol, délai, remblai, déplacement d’humus) comprend, en plus du certificat d’autorisation la description des travaux autorisés : «Enlèvement de la clôture. Égalisation d’une partie de terrain consacrée au stationnement montré sur la carte joint à la demande de permis identifié au point 1 [circuit en terre battue] et 2 [stationnement longeant la route 132]. Pour le point 2, il s’agit d’égaliser de manière à tondre la pelouse avec un tracteur.»

On peut également y lire la note suivante : «En aucun temps, il ne peut y avoir de remblais ou de déblais autre que l’égalisation de la partie mentionnée. Le demandeur ne peut également couper des arbres ou modifier de quelque façon que ce soit la pente et le relief en place.»

Des citoyens mécontents

Ce litige est également le plus récent chapitre d’un bras de fer qui a débuté, il y a 10 ans, entre les gestionnaires du circuit et un groupe de citoyens de Sainte-Croix.

C’est le Regroupement des citoyens de Sainte-Croix contre le bruit excessif (RCSCCBE) qui a informé la municipalité des travaux qui ont été faits au circuit. Ces derniers se battent, entre autres, pour le respect des règlements municipaux en matière de bruit.

Pour ceux qui disent avoir multiplié les démarches pour en venir à des ententes à l’amiable sur le bruit et les heures d’opération, l’aménagement de cette piste est la goutte d’eau qui a fait débordé le vase.

«Les limites du raisonnable viennent d’être repoussées tout en bafouant la réglementation municipale. […] Avoir du bruit à Sainte-Croix venant du circuit de course n’est pas une surprise. […] C’est avec stupéfaction et colère que les citoyens découvrent que le circuit s’agrandit! En effet, une nouvelle piste pour accueillir des évènements de la série offroad de McGregor se construit!», peut-on lire dans une communication envoyée aux médias par le Regroupement dans la journée du 11 septembre.

Rappelons que le terrain de près de 4 millions de pieds carrés qui accueille le circuit a été mis en vente il y a quelques années. De même, plusieurs maisons situées près du circuit sont également en vente.

Santé publique

Ces citoyens avaient aussi manifesté des craintes face au respect des normes de santé publique pendant la tenue de l’événement. Jean Bergeron savait que tout serait scruté à la loupe et indique s’être assuré du respect des règles.

«Les policiers sont venus trois fois à la suite de plaintes de citoyens. Ils étaient accompagnés d’un représentant de la Santé publique afin de vérifier que mes installations étaient conformes. Si elles ne l’avaient pas été, ils fermaient tout sur le champ», a-t-il rappelé.

Parmi les mesures prises, M. Bergeron souligne que de nombreuses affiches rappelant les normes sanitaires de base et les règlements étaient bien en vue. On retrouvait aussi des corridors de circulation et plusieurs stations de lavage de mains. Des marqueurs dans les gradins permettaient au public de s’assoir à deux mètres de distance et des agents de sécurité veillaient au respect des normes. Moins de 250 personnes ont été admises dans le public (environ 240 ménages distincts). Quant aux équipes de coureurs, elles respectaient la norme de six personnes par pilote, a poursuivi Jean Bergeron.

Sur la première photo : Les travaux ont eu lieu sur une partie existante du circuit.

Sur la deuxième photo : Les normes de santé publique ont été respectées.

Sur la troisième photo : Le stationnement situé face à la 132 devait faire l’objet de travaux de nivellement.


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