Lucie Leclerc est acéricultrice dans la Seigneurie Joly. Crédit photo : Mélanie Labrecque

ÉCONOMIE. C’est le désir d’être entrepreneure qui a poussé Lucie Leclerc à quitter son emploi d’adjointe administrative chez Desjardins au tournant des années 2010 pour se diriger vers l’acériculture. Elle a vu l'occasion parfaite de réaliser son rêve, en 2012, avec l’érablière de son conjoint Claude.

Cette amoureuse de la nature avait envie de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale avec son conjoint. Ce dernier possédait, depuis quelques années, une érablière au cœur de la Seigneurie Joly, sur une terre qu’il loue. «J’avais toujours voulu m’investir dans quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Mais mon but, c’était d’avoir mon entreprise avec mon conjoint. J’ai mis la barre haute», a-t-elle souligné.

Aujourd’hui, elle parle de ce travail avec passion, mais plonger dans cette aventure n’était pas une mince affaire. Tout était à apprendre puisqu’elle n’avait jamais eu de contacts concrets avec l’acériculture. Elle a obtenu un diplôme d’études professionnelles au Centre de formation acéricole de Pohénégamook. Il a aussi fallu qu’elle se familiarise avec les instruments et les façons de faire.

«Quand j’ai commencé, l’osmose, ça me faisait peur. La bouilleuse, je trouvais ça effrayant. Je me suis dit, je vais aller dans le bois. Je suis devenue la préposée aux fuites. […] Ils [les appareils] ont finalement arrêté de me faire peur et maintenant je peux tout faire, à part bûcher», a-t-elle lancé.

Place des femmes

«J’aimerais que les femmes réalisent à quel point c’est accessible et valorisant. […] Elles ne prennent pas encore assez leur place aujourd’hui», a-t-elle déploré. Lucie Leclerc indique que le rôle de chaque personne est important dans une entreprise acéricole. Peu importe qui y travaille, ce qui compte vraiment c’est la collaboration entre les partenaires.

Lorsque la Fédération des producteurs acéricoles du Québec a choisi de reconnaître la place des femmes dans l’industrie en se renommant Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), elle était aux anges.

«Je suis déléguée substitut au PPAQ. Quand on m’appelle, je m’en vais à la table et on prend des décisions. […] Ça faisait deux ans que je travaillais pour dire que nous sommes là, les femmes et nous sommes importantes à plusieurs niveaux.»
Elle reconnaît qu’il reste des barrières à faire tomber. Encore aujourd’hui, elle doit faire sa place et montrer qu’elle travaille d’égal à égal avec son conjoint.

Terre publique

Puisque l’érablière est située dans la Seigneurie Joly, sur une terre publique, elle doit composer avec des défis et des normes supplémentaires imposées par le gouvernement. «On doit demander un permis pour tout, notamment pour abattre un arbre», a-t-elle soulevé.

Malgré tout, elle explique qu’ils prennent soin de leur érablière en faisant entre autres une production de sirop biologique. «Nos normes sont plus hautes que celles du ministère.» Ils accordent aussi une grande place à la biodiversité. Plusieurs essences d’arbres se côtoient. C’est payant, indique-t-elle, puisque plusieurs des nouvelles pousses sont justement des érables à sucre. «C’est un poumon ici, on doit protéger la Seigneurie avec ses érablières», a-t-elle plaidé.

L’érablière de Mme Leclerc et de son conjoint compte une possibilité de plus de 21 000 entailles sur une terre de 118 hectares. Actuellement, plus de 19 000 érables sont en production.

 

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