Amélie Saucier part de feuilles de papier pour créer des arrangements floraux originaux. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

ARTISANAT. Constatant que la beauté des arrangements floraux est toujours éphémère, l’Issoudunoise Amélie Saucier souhaitait plutôt les voir durer dans le temps. C’est ainsi qu’elle a décidé d’utiliser le papier afin de créer de toute pièce des fleurs qui ne faneront jamais.

S’inspirant de l’origami, l’art japonais du pliage de papier, elle fabrique des fleurs très semblables aux naturelles. Chacune d’elle est faite à partir de feuilles de papier pliées ou découpées. «Ça nécessite beaucoup de précision et de la patience. Il y a une bonne dose de patience dans mes bouquets fleurs», a-t-elle décrit.

Au début, le plus complexe était de retenir les techniques de pliage. «Il faut être minutieux et prendre son temps. Maintenant, je vais plus vite, mais j’ai beaucoup d’expérience. J’en ai plié des fleurs. Si l'on suit les indications, ça va bien. L’assemblage aussi c’est difficile, mais plus on en fait, plus on devient meilleur. Pour d’autres fleurs, ce sont des techniques de collage.»

Foncer

Tout a commencé il y a près de trois ans presque par hasard. «Une bonne copine m’avait demandé d’être sa demoiselle d’honneur. Elle savait que j’avais toujours été créative. J’ai fouillé sur Internet pour trouver des idées et c’est là que j’ai vu mon premier bouquet de fleurs en papier. Je suis littéralement tombée en amour. Le lendemain, je faisais mon premier bouquet. Quand ma mère l’a vu, elle m’a dit qu’elle en voulait un, ma belle-mère aussi.»

Ce qui n’était qu’un passe-temps est rapidement devenu un projet de carrière. Secrétaire, Mme Saucier a décidé de laisser son emploi et de plonger dans le vide en lançant sa propre entreprise. «J’étais en train de faire une spécialisation en secrétariat médical, mais j’ai tout arrêté à la moitié de mon cours et je me suis dit que j’allais essayer.»

Actuellement, avec sa compagnie, Fleurigami, elle est une des rares au Québec à vivre de son art. Il faut dire qu’elle ne se limite pas à la fabrication et la vente de fleurs en papier. Elle offre aussi des cours, vends des ensembles à faire soi-même et prépare des tutoriels pour les guider pendant le processus.

Pour Amélie Saucier, l’aspect environnemental est également important. «Quand j'ai des retailles, j’essaie de les utiliser chaque fois que je fais de plus petites fleurs. À la fin, il ne reste pas grand-chose. Le reste, je le recycle.» Lorsqu’elle fait des envois par la poste, elle tente aussi de minimiser les emballages.

Passionnée d’artisanat

Amélie Saucier a toujours eu une fibre artistique. Enfant, elle ne jouait pas à la poupée comme les autres petites filles. Elle faisait du bricolage. «Je suis née comme ça, a-t-elle expliqué. L’odeur de la peinture me rappelle mon enfance, la colle blanche aussi. Ma mère me disait : "toi les poupées tu n’as jamais joué avec ça, mais tu en as fait du bricolage. Il y avait de la peinture sur le plancher".»

D’ailleurs, sa curiosité et son intérêt pour les arts la poussent à expérimenter différentes techniques et à rester à l’affut de la nouveauté et à s’émerveiller devant le travail des autres.

 

 

Les plus lus

Le club de golf de Joly est sauvé

GOLF. Les golfeurs de la région pourront arpenter de nouveau le parcours du Club de golf Les Boisés de Joly lors des prochains mois. Un groupe d’hommes d’affaires de Lotbinière a récemment acquis les actifs de la coopérative qui gérait auparavant le club et qui était en faillite depuis l’automne. Les nouveaux actionnaires veulent que les activités du club reprennent dès mai.

Décès d’Anaïs Renaud à Saint-Flavien : la coroner rend publiques ses recommandations

PRÉVENTION. Le Bureau du coroner du Québec a rendu publiques, le 5 mars, les conclusions de la coroner Géhane Kamel sur le décès accidentel d’Anaïs Renaud, une fillette de 11 ans, survenu en 2018 à Saint-Flavien. Dans son rapport d’investigation, Me Kamel propose plusieurs recommandations aux autorités pour éviter qu’une telle tragédie se reproduise.

Deux nouveaux cas de coronavirus en Chaudière-Appalaches

SANTÉ. Dans son plus récent bilan du nombre de cas confirmés de la COVID-19 dans la province, publié à 15h dimanche, le gouvernement du Québec a dévoilé que deux nouvelles personnes souffrent du nouveau coronavirus en Chaudière-Appalaches.

Une hockeyeuse de talent

HOCKEY. C’est pour faire comme ses deux grands frères que la hockeyeuse Jade Picard, originaire de Saint-Narcisse-de-Beaurivage, a enfilé, à 4 ans, des patins de hockey pour la première fois. Aujourd’hui, la défenseure porte les couleurs des Cougars du Collège Champlain Lennoxville et d’Équipe Québec.

L’érable au féminin

ÉCONOMIE. C’est le désir d’être entrepreneure qui a poussé Lucie Leclerc à quitter son emploi d’adjointe administrative chez Desjardins au tournant des années 2010 pour se diriger vers l’acériculture. Elle a vu l'occasion parfaite de réaliser son rêve, en 2012, avec l’érablière de son conjoint Claude.

Alcide Frenette a été retrouvé

FAITS DIVERS. La Sûreté du Québec confirme avoir retrouvé l'Issoudunois Alcide Frenette ce matin, dans le secteur de Rivière-du-Loup. Il est sain et sauf.

Un premier cas confirmé de coronavirus en Chaudière-Appalaches

SANTÉ. Un résident de la Chaudière-Appalaches a été testé positif au Covid-19. En raison de son état qui est «bon», la personne est en isolement à son domicile.

De Saint-Agapit à Haïti

SOCIÉTÉ. Des colis bien particuliers prendront la mer dans quelques semaines à direction d’Haïti. À l’intérieur, on y retrouve deux chaises de dentiste, un don de la Clinique dentaire Bouchard Goulet, qui seront livrées à Limbé afin que ces citoyens aient accès à des soins à peu de frais.

Accident de travail à Saint-Flavien : la CNESST présente les conclusions de son enquête

SÉCURITÉ. Par voie de communiqué, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu publiques, le 3 mars, les conclusions de son enquête sur l’accident du travail qui a coûté la vie à Mathieu Mathieu-Pépin, soudeur pour l’entreprise Carrière Ray-Car, une division de Sintra, le 22 octobre 2018, à Saint-Flavien.

Une clinique de dépistage de la COVID-19 dans la région

SANTÉ. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Chaudière-Appalaches a confirmé, le 17 mars, l’ouverture d’une première clinique de dépistage de la COVID-19 dans la région. Elle sera située au Centre Paul-Gilbert de Charny et offrira, de 8h à 20h, un service de dépistage à l’auto.