SOCIÉTÉ. La mobilisation citoyenne entourant la campagne référendaire à Saint-Flavien s’intensifie. Des Saint-Flaviennois en faveur de la construction de l’infrastructure et des citoyens de la MRC multiplient les démarches pour se faire entendre auprès des autorités politiques et de la population.

Touchée par le décès de la jeune Anaïs Renaud, Émilie Hamel, de Saint-Agapit, a lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe.

«Cette solution n'est peut-être pas la meilleure aux yeux de tous, mais est celle proposée par la coroner et pourrait être réalisée si personne ne s'y oppose. Cependant, plusieurs citoyens ne sont pas certains de vouloir contribuer à ce projet, peu importe la raison [ils sont] dans leurs droits», a expliqué l’instigatrice de l'initiative.

Cette dernière espère recueillir 50 000 $, la somme que souhaite investir la famille Renaud par le biais de la vente de son commerce, pour participer au financement de la construction de l’infrastructure.

«Donnez pour aider la famille [à] obtenir des changements, que ce soit par la construction d’un trottoir ou de toute autre manière, et, pour possiblement empêcher la vente de Flore A [fondé] en mémoire de la douce et souriante Anaïs. […] Que nous soyons ou non citoyens de Saint-Flavien, que nous connaissions ou non Anaïs Renaud, que nous circulions ou non sur cette route, nous pouvons faire une différence», plaide Mme Hamel.

En date du 18 août, ce sont 3 546 $ qui ont été recueillis.

Conseil municipal interpellé

Noémie Robert et Frédéric Desjardins ont fait parvenir une lettre au conseil municipal de Saint-Flavien afin de leur demander de révoquer le règlement d’emprunt actuel, celui sur lequel la population doit se prononcer lors du référendum. Ces derniers ne s’opposent pas à la construction de l’infrastructure, mais demandent à la Municipalité d’explorer d’autres options.

«Nous vous prions de bien vouloir considérer ces quelques propositions : évaluer la possibilité d’abroger le Règlement d'emprunt no 02-2021 intitulé Règlement décrétant une dépense et un emprunt pour la construction d’un trottoir sur la rue Principale; proposer à la population un projet d’aménagement d’un trottoir - mobilisateur et à fort potentiel; travailler à des hypothèses de financement pour en réduire le fardeau fiscal; maintenir des discussions productives auprès des partenaires impliqués», peut-on lire dans la communication.

Les deux citoyens qui habitent la rue Principale font valoir qu’en plus d’améliorer le sentiment de sécurité des utilisateurs, la construction d’une voie sécurisée a un impact sur la vie économique et sociale ainsi que sur la santé d’une communauté.

«Plusieurs projets sont menés partout au Québec pour améliorer la sécurité des piétons. La vitalité des cœurs villageois en dépend et la mobilité durable demeure un enjeu prioritaire en tout point. Il semble donc judicieux de considérer ce projet comme un investissement.»

Demande d’intervention ministérielle

De leur côté, Maurice Dubé et Louise Larochelle demandent au ministre des Transports, François Bonnardel, «d’intervenir sans tarder» auprès de la Municipalité pour «imposer» la construction du trottoir.

«Le conseil municipal et le maire, Normand Côté, ont préféré s'en remettre à la population qui est mal informée et qui, pour toutes sortes de raisons mesquines, refuse la réimplantation du trottoir. Même si le référendum est à venir, cette constatation est très évidente sur les réseaux sociaux et chez un grand nombre de citoyens dont nous avons tâté le pouls. La réalisation du trottoir est grandement compromise. Et, les élections municipales à l'automne risquent inévitablement de retarder à beaucoup plus tard ou même à jamais ce projet capital pour la sécurité des piétons», ont-ils plaidé.

Ces derniers avaient déjà interpellé la direction régionale du ministère des Transports. Dans la réponse qu’ils ont obtenue, on leur mentionne que la responsabilité de la construction d’un trottoir sur une route provinciale est de compétence municipale.

Rappelons que le couple est récemment sorti dans les médias pour faire un appel à la solidarité citoyenne. Ces derniers font valoir que les 88 $ par année (7 $ par mois) qui seront ajoutés sur le compte de taxes municipales ne représentent pas une somme très élevée. Après 25 ans, cela représente 2 200 $. Le couple prêche par l’exemple et a déjà versé sa contribution. Il a remis un chèque de 1 760 $ à la Municipalité pour couvrir sa part de la facture pour les 20 prochaines années.

 

 

 

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