Jean Lecours et Luce Chrétien ont sauté à pieds joints dans le projet-pilote initié par la SADC de Lotbinière (Crédit photo : Courtoisie)

AGRICULTURE. Depuis ce printemps, la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de Lotbinière est responsable d’un nouveau projet-pilote visant à favoriser l’utilisation d’aliments locaux par des institutions de la MRC. Grâce à l’initiative, un maillage a pu être créé entre la ferme Au jardin de Luce, de Sainte-Croix, ainsi que le centre de la petite enfance (CPE) L’Envol afin que ce dernier puisse disposer de légumes d’ici afin de concocter les repas pour les tout-petits.

Par Érick Deschênes – Collaboration spéciale

«Notre mission est de favoriser le développement économique du territoire. Quand on pense à ce volet, on se tourne immédiatement vers la création d’entreprises et d’emplois. Mais il est aussi important de faire connaître les produits créés par les entreprises d’ici. Si Lotbinière est réputée pour ses produits agricoles, ces derniers sont créés majoritairement par des petites entreprises et l’on ne retrouve pas leurs produits chez Costco ou Walmart. Ce projet-pilote était donc une belle opportunité d’atteindre ce but auprès d’un joueur institutionnel lotbiniérois», a expliqué Karine Marcoux, conseillère en développement local et communication à la SADC de Lotbinière, sur l’origine du projet.

Avec cet objectif en ligne de mire, Karine Marcoux est donc partie au printemps dernier à la recherche de deux entreprises qui pourraient conclure un maillage naturel afin de participer au projet-pilote. Forte des liens tissés lors d’autres projets, la conseillère en développement local a rapidement identifié des partenaires sensibles à cet effort.

«Très ouverte» à intégrer des aliments produits dans Lotbinière dans les repas servis aux enfants fréquentant le CPE L’Envol, la directrice générale de l’établissement a rapidement accepté de se joindre au projet. Quant au producteur maraîcher qui allait pouvoir ravitailler l’institution, Karine Marcoux s’est tournée vers Au jardin de Luce, un producteur maraîcher spécialisé dans les légumes crucifères, comme le brocoli.

«C’est très important pour moi que nos produits se retrouvent sur plusieurs tablettes dans la région. C’est pour cela que nous avons une entente avec les épiciers Metro et la coopérative Le PRÉ et que nous participons à plusieurs marchés publics ainsi qu’à Du terroir à l’armoire du Pôle agroalimentaire de Lotbinière. Je voulais aussi m’attaquer au marché institutionnel, d’abord en nouant des partenariats avec des résidences pour aînés, mais cela n’a pas fonctionné. Alors quand j’ai été approché par Mme Marcoux, j’étais très heureuse», a partagé Luce Chrétien, la copropriétaire de cette ferme maraîchère avec Jean Lecours.

Communiquer pour répondre aux besoins

Heureuse d’avoir déniché deux partenaires extrêmement motivés, Karine Marcoux a par la suite planché sur la préparation du projet-pilote avec le CPE L’Envol et la ferme Au jardin de Luce. Si à prime abord la livraison de légumes frais à une institution peut paraître simple, une telle initiative est plutôt compliquée à concrétiser.

«Il a fallu tenir plusieurs rencontres virtuelles ou téléphoniques avec Mme Chrétien et la responsable du service alimentaire pour peaufiner tous les détails. Avant le début du projet-pilote, le CPE recevait ses légumes lavés et coupés du distributeur alimentaire avec qui il faisait affaire et l’institution pouvait avoir une bonne prévisibilité au niveau des aliments qu’ils allaient recevoir. Le producteur maraîcher ne livre cependant pas ses produits coupés et il est dépendant de ce qu’il va sortir de terre. Il a donc fallu mettre en place différents outils et nouvelles façons de faire pour que le projet fonctionne. Par exemple, le personnel du CPE fait l’effort supplémentaire de laver les brocolis livrés, mais Au jardin de Luce livre seulement des couronnes de brocoli», a illustré Karine Marcoux.

Mais tous ces efforts en ont valu la peine conviennent les artisans du projet-pilote, vu le succès rencontré par l’initiative.

«Les commentaires que nous recevons, c’est que les enfants sont bien contents de pouvoir manger des légumes frais. Je trouve le projet-pilote intéressant puisque ça nous a permis d’ouvrir une autre porte afin d’atteindre un nouveau marché. L’initiative avec le CPE est arrivée à un bon moment puisque nous songeons à agrandir nos installations pour viser les appels d’offres gouvernementaux afin d’être un fournisseur d’institutions sous sa responsabilité», a souligné Mme Chrétien.

«C’est sûr qu’à la SADC nous souhaitons reproduire cette expérience dans d’autres CPE de la région. On aimerait aussi que d’autres établissements institutionnels lotbiniérois et de territoires avoisinants, comme les résidences pour aînés, se joignent à l’initiative», a renchéri Mme Marcoux, en guise de conclusion.

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