(Crédit photo : Mélanie Labrecque)

COMMUNAUTÉ. Malgré les différentes contraintes imposées par la crise sanitaire actuelle, les services d’entraide de la région réussissent à tirer leur épingle du jeu. Depuis sa réouverture, en juin, La Ressourcerie de Lotbinière a constaté que ses ventes et les dons qu’elle reçoit ont augmenté de façon significative.

À la fermeture de la boutique des Galeries Laurier, le 23 mars, les ventes étaient à la baisse à un niveau jamais vu, selon la gérante Lucie Jacques. Cela laissait planer une certaine inquiétude à la réouverture, le 1er juin.

«Ne sachant pas comment cela se passerait, on a mis des heures allégées, on n’ouvrait pas le vendredi soir. Nous voulions tâter le terrain. Finalement, on a eu de belles surprises, les gens sont revenus en grand nombre», s’est-elle réjouie. Par rapport à juin 2019, les ventes ont bondi de 10%. Pour juillet, les projections sont optimistes. Mme Jacques estime que les ventes égaleront au moins celles de juillet 2019.

Quant aux dons, l’augmentation est aussi significative, 12 % de plus qu’en juin dernier et les prévisions de juillet seront également dépassées. Lucie Jacques croit que le confinement est responsable de cette hausse. La Ressourcerie a été fermée pendant deux mois.

Parallèlement, l’entreprise chargée de récupérer les surplus de textile n’a pas survécu à la crise et a fermé ses portes. Rappelons que les vêtements constituent de 85 à 90 % de tous les dons. Ne souhaitant pas les jeter, La Ressourcerie les a entreposés. Se sont ajoutées les nouvelles normes sanitaires et la mise en quarantaine pendant des dons. Tout cela a eu comme conséquence de provoquer un manque d’espace, notamment pour recevoir les meubles.

«J’ai dû en refuser, a mentionné Lucie Jacques. Quand nous avons rouvert, il a fallu restreindre l’arrivage. […] Je demandais aux gens de patienter et de revenir une autre journée. Nous avons eu une bonne collaboration. Pour ceux qui déménageaient, on essayait de trouver un moyen de les accommoder. J’ai ma liste d’attente et lorsque j'ai de l'espace, je fais des appels.»

Un nouveau sous-traitant a été trouvé récemment. L’espace occupé par les vêtements sera graduellement libéré.

Normes sanitaires

Comme n’importe quelle autre entreprise, La Ressourcerie de Lotbinière doit respecter une série de normes sanitaires édictées par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Ainsi, les employés doivent se laver régulièrement les mains. La désinfection des cabines d’essayage se fait plusieurs fois dans une journée. Les vêtements qui ont été essayés sont retirés des rayons pendant trois jours. Des zones spécifiques ont été réservées pour les employés. «Tout est séparé pour que les employés et les clients soient en sécurité», a assuré Mme Jacques. Ceux affectés au tri des dons doivent respecter un protocole strict qui comprend un lavage fréquent des mains.

Quant aux dons, ils sont pesés et déposés dans des bacs spécifiques pour une période de trois jours. Par la suite, ils seront triés et préparés en fonction de leur jour d’arrivée. Avant qu’ils soient finalement placés en magasin, il peut encore se passer de 24 à 48 heures.

Les clients, de leur côté, collaborent bien. «Ils sont respectueux, ils font attention, se lavent les mains et portent le masque. Souvent, on voit que les gens regardent autour d’eux avant de s’engager dans une allée. C’est très rare que nous ayons à intervenir.»

Une ouverture en étape à Saint-Apollinaire

À L’Entraide Saint-Apollinaire, les impacts de la COVID-19 se font un peu plus sentir. Dans leur cas, la reprise des activités se fait de manière plus progressive, car les locaux sont plus petits et des bénévoles se sont retirés temporairement en raison de leur âge ou des vacances.

Actuellement, environ la moitié des volontaires est revenue, a indiqué la présidente de l’organisme, Gaétane Lévesque. L’organisme fonctionne avec un horaire réduit, mais des heures d’ouverture vont s’ajouter de façon graduelle au cours des prochaines semaines. D’ici le mois de septembre, les activités devraient reprendre selon l’horaire habituel. «On devrait s’en sortir assez bien», a-t-elle analysé.

Compte tenu de ce changement, difficile à dire si la clientèle est revenue au niveau d’avant le confinement. «Certains ne savent pas que nous sommes rouverts. Ce n’est pas tout le monde qui est revenu. Je n’ai pas encore vu tous mes clients réguliers, mais certains sont là toutes les semaines.»

Quant aux dons, Mme Lévesque estime qu’ils en ont reçu un peu plus. Les gens ont profité du confinement pour faire du ménage. Les locaux de la rue Industrielle sont cependant trop petits pour tout entreposer.

«On a loué un conteneur maritime. Lorsqu’on a recommencé à recevoir des dons, il y en avait beaucoup en même temps et ça continue toujours. […] On les entrepose dans le conteneur, dans notre cloche et dans les salles d’essayage», a-t-elle illustré. Par la suite, tout doit être mis en quarantaine pour une période de 48 à 72 heures et leur transfert vers le magasin implique que les bénévoles doivent être seuls dans les locaux.

Règles sanitaires

La santé et la sécurité des bénévoles et des clients sont au cœur des priorités de L’Entraide Saint-Apollinaire. Ainsi, différents aménagements ont été faits dans les premières journées de juin pour respecter les normes de la Santé publique.

Un nombre limité de clients peut se retrouver sur le plancher. «Avant, dès qu’on ouvrait les portes, c’était la cohue. Maintenant, les gens doivent faire la file. Ça entre donc plus lentement», a mentionné Mme Lévesque.

De plus, ils doivent se laver les mains, prendre un panier et suivre un circuit défini. Ils ne peuvent plus flâner et il n’est plus possible d’avoir accès aux cabines d’essayage et aux toilettes. Depuis le 18 juillet, ils doivent aussi porter le masque. «Nous n’avons pas eu de problème avec l’obligation du port du masque. Par contre, certains ne veulent pas prendre le panier, mais en général, les gens sont compréhensifs.»

Les employés de leur côté doivent se laver souvent les mains, désinfecter régulièrement les surfaces de travail, les paniers. «On décontamine entre chaque client. On nettoie les paniers, c’est une routine, mais ça s’est bien intégré dans nos tâches.»

 

 

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