Joanie Déry et Philippe Hardy en compagnie de leurs enfants Élizabeth et Édouard (photo1). Joanie Déry, Philippe Hardy avec Fernand Delisle et Sandra Bernier (photo2) (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

AGRICULTURE. Le premier jumelage de l’Arterre dans la MRC de Lotbinière s’est concrétisé à la mi-juin. Joanie Déry et Philippe Hardy de Saint-Édouard peuvent maintenant réaliser leur rêve de devenir maraîcher en louant une parcelle de terre au producteur bovin d’Issoudun, Fernand Delisle.

Souhaitant s’établir près de leur famille au Centre-du-Québec, Joanie Déry et Philippe Hardy avaient mis en vente leur résidence et pris contact avec l’Arterre de l’endroit. Les futurs producteurs étaient motivés et, malgré leur manque d’expérience, aspiraient acheter leur propre terre. Pour les vendeurs, il s’agissait plutôt d’un frein. Les futurs maraîchers ont alors choisi de demeurer dans la région.

«Nous avions l’impression que nous n’étions pas pris au sérieux. De plus, notre maison ne se vendait pas. On souhaitait vraiment démarrer. Alors, on a étudié nos options et décidé de louer près de chez nous», a expliqué Joanie Déry.

Maintenant, les J.Hardyniers cultivent une trentaine de variétés de légumes : courges, courgettes, tomates, pois mange-tout, radis, choux-raves, champignons, etc. qu’ils vendent au panier ou à l’unité.

Pour l’agente de maillage, Sandra Bernier, ce jumelage est une double réussite. En plus de contribuer à la naissance d’une nouvelle entreprise agricole et à la valorisation d’une parcelle de terre, il a permis de maintenir une famille dans la MRC de Lotbinière.

Pour Fernand Delisle, le jumelage est arrivé au bon moment. «Je n’ai pas d’enfant ni de femme et je voulais que ça continue. J’ai un bon potentiel de terre noire. Je cultivais du foin, mais je savais que la terre n’était pas exploitée à son plein potentiel.» D’ailleurs, il veille au grain lorsque les Déry-Hardy ne sont pas sur la terre.

«Ce qui est le fun, c’est que ce n’est pas uniquement une entente avec un propriétaire à qui on amène un chèque une fois par année. Il s’informe de nos cultures, voit si ça se développe bien. On sent son intérêt pour que notre projet fonctionne. […] On ne peut pas être ici tout le temps. Il est nos yeux et lorsqu’il y a quelque chose, il nous le dit», a ajouté Philippe Hardy.

Entente enrichissante

«Ce n’est pas seulement une entente de location de la terre. Il y a plusieurs ententes de service qui se sont ajoutées», a expliqué Sandra Bernier. Chacun y trouve donc son compte.

«Puisque nous sommes en démarrage, nous n’avons pas toute la machinerie alors que M. Delisle en a beaucoup. Il y a moyen d’échanger des services contre l’usage de la machinerie», a spécifié Philippe Hardy. «Quand j’ai du foin à faire, je demande à Philippe de venir m’aider», a illustré Fernand Delisle.

De plus, en côtoyant M. Delisle, le couple a l’occasion d’en apprendre plus sur la production bovine, un secteur de l’agriculture qui les intéresse énormément.

D’autres projets

Les jeunes entrepreneurs voient grand et ont plusieurs projets dans leurs cartons. «Au départ, lorsqu’on voulait acheter on souhaitait avoir la place pour notre production maraîchère, mais aussi pour se lancer dans plusieurs petits projets. Oui, nous sommes en location, mais nous avons d’autres projets comme l’acériculture à petite échelle», a ajouté Joanie Déry.

D'autre part, ils peuvent compter sur le soutien de M. Delisle. «J’ai des rêves, mais je ne suis plus capable de les concrétiser. Philippe peut les faire. J’espère que ça va bien aller et que rien ne nous mettra des bâtons dans les roues, mais jusqu’ici tout va bien.»

De plus, ils n’ont pas mis de côté leur rêve de devenir propriétaire, la location de la terre leur permettra d’économiser de l’argent afin d’acquérir leur propre terre. «Les terres sont assez chères aujourd’hui. Ça fait bien. Ils peuvent démarrer tranquillement sans avoir de fardeau financier. Ici, ils n’auraient pas pu acheter, ç’aurait été trop cher», a expliqué Fernand Delisle.

Selon Financement agricole Canada, le prix des terres agricoles poursuit son augmentation. En 2019, en Chaudière-Appalaches, il était 4,4 % plus élevé qu’en 2018. Quelqu’un qui souhaitait acheter devait s’attendre à payer entre 2 500 $ et 8 000$ l’acre.

 

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