Stéphanie Boisvert et Véronique Perron ne baisseront pas les bras. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

ÉCONOMIE. L’annonce que la région de la Chaudière-Appalaches tomberait en zone rouge le 1er octobre, pour une période de 28 jours, a eu l’effet d’une douche froide pour les restaurateurs de la région. Déjà durement éprouvés par le confinement de mars, ces derniers devront une fois de plus user de créativité pour survivre à la fermeture des salles à manger.

C’est le cas de Stéphanie Boisvert et de Véronique Perron, dont le restaurant, Station Rustique, à Laurier-Station, célèbrera son premier anniversaire en novembre. «Pour nous, ce n’est pas évident côté financier. Même pour le personnel, c’est dommage que notre équipe se retrouve sans emploi pendant aussi longtemps», a expliqué Stéphanie Boisvert. En les comptant, seulement pour leur établissement, ce sont 13 personnes qui se trouvent sans emploi depuis le 1er octobre.

À la fin d’octobre, leur salle à manger aura été fermée quatre mois sur 10. «Dans notre première année d’opération, on n’a pas été capable de fidéliser une clientèle suffisamment importante pour remplir notre salle et nous devons déjà changer notre modèle d’affaires. Pour nous, c’est une réalité qui est encore plus difficile puisque nous devons aller chercher une nouvelle clientèle», a souligné Mme Boisvert.

Puisqu’elles n’ont pas une année complète d’opération, elle n'ont rien sur quoi s'appuyer pour définir une année normale. «On ne sait pas à quoi ressemble une année normale, surtout le printemps, l'été et l'automne. L’année prochaine, ce sera la même chose. On ne pourra pas se baser sur 2020», a expliqué Mme Boisvert. Elles jugent qu’il faudra de deux à trois ans avant que leur entreprise retrouve une certaine stabilité.

Se diversifier

«Nous allons tout faire pour nous en sortir. Il faut se renouveler et offrir de nouveaux services. C’est la seule solution», a indiqué Mme Perron.

En plus des repas pour emporter, elles veulent offrir un service de boîtes à lunch pour les entreprises, elles feront des tables d’hôte pour emporter et des produits emballés sous-vides. Elles envisagent également d’autres services comme la livraison ou la vente en ligne.

Un printemps difficile

«Nous avons le couteau en dessous de la gorge. […] Notre chiffre d’affaires pour 2020 est complètement perdu», s’est désolée Véronique Perron. Ce printemps, si elles n’avaient eu que les revenus des commandes pour emporter, elles n’arrivaient pas à faire leurs frais. Les différentes mesures gouvernementales : subvention salariale, prêt d’urgence, aide au loyer leur ont permis de maintenir la tête hors de l’eau.

À la réouverture de la salle à manger, en juin, elles ont pris la décision de concentrer leurs activités sur quatre jours seulement (au lieu de six) afin de maximiser leurs opérations. De plus, en raison des règles de la santé publique, elles ont dû réduire la capacité de leur salle de 80 à 60 places assises et elles ont vu fondre leur chiffre d’affaires de manière spectaculaire. En comparant les recettes de février à celles de juin, les pertes s’élèvent à 75 %.

Malgré ces obstacles, les restauratrices restent positives. «Sans la COVID, le restaurant va marcher. Nous étions sur une bonne lancée, ce n’est pas ce qui va nous décourager. On sait qu’on va réussir à s’en sortir», a ajouté Mme Perron. «On offre quelque chose d’unique et de bon. Nous savons que notre service, notre nourriture et notre ambiance sont super», a poursuivi Mme Boisvert.

 

 

 

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