(Crédit photo: Archives)

ÉCONOMIE. La sécheresse et la chaleur ont marqué l’été 2020. Ces conditions climatiques extrêmes ont eu un impact dans les champs. Les deux syndicats locaux de l’Union des producteurs agricoles (UPA) estiment que l’une des conséquences directes sera des rendements inégaux dans les cultures.

Dès les premières semaines de l’été, l’état des foins a été préoccupant. «Il y a eu des retards pour la première et la deuxième coupe. On a remarqué des manques. Pour certains, c’est monté jusqu’à 40 %. Par contre, la troisième devrait donner de meilleurs rendements», a analysé le président de l’UPA Lotbinière-Sud, Daniel Samson.

«La première coupe, nous avons eu la moitié des rendements habituels, la deuxième a été excellente ici. La pluie a replacé les choses, mais les dommages étaient faits pour la première coupe», a ajouté le président de l’UPA Lotbinière-Nord, Denis Paquet.

La sécheresse n’a pas affecté les producteurs de façon uniforme. «Ceux qui ont des terres plus sablonneuses dans le secteur de Saint-Sylvestre et de Saint-Patrice ont vu leurs pâturages être brûlés par la chaleur. Ce sont des producteurs bovins et laitiers. Ils ont été obligés de commencer à donner du foin aux animaux. S’ils ne peuvent pas se reprendre à l’automne, la situation sera plus critique pour eux», a expliqué M. Samson.

Toutefois, ces producteurs peuvent demander le soutien de l’UPA, a rappelé Denis Paquet. L’organisation leur offrira de faire des achats groupés afin de réduire les frais de transport.

Céréales

Plusieurs questions demeurent concernant le rendement des céréales : avoine, blé et orge. La paille est courte ont remarqué Daniel Samson et Denis Paquet. Par contre, du côté du maïs et du soya, ils devraient être intéressants, même si la levée n’a pas été uniforme, ont souligné les deux hommes. De plus, les rendements du maïs fourrager devraient permettre de compenser, dans une certaine mesure, le manque de foin, a ajouté M. Samson.

Petits fruits

La météo a aussi fait la vie dure aux producteurs maraîchers. Les fraisiers de Denis Beaudoin, de la ferme La Rosée du Matin, à Saint-Antoine-de-Tilly, ont été malmenés. Au terme de l’hiver, plusieurs plants avaient gelé. La neige et la canicule de mai, le gel tardif de juin et la sécheresse qui a suivi ont fait diminuer les rendements de 40 à 50 %. Le constat est le même pour les légumes qui ont été mis en terre au printemps, certains semis n’ont tout simplement pas levé.

«Si c’était une année normale, on aurait pu répondre sans problème autant au niveau du volume, de l’autocueillette et du kiosque. […] Ce ne sera pas une année de surplus. Pour les petits fruits, c’est une petite saison, mais la qualité est là», a-t-il résumé.

La framboise, quant à elle, était au rendez-vous. L’abondance permettra au maraîcher de compenser une partie des pertes du début de saison. Malgré un début de saison lent, le maïs sera lui aussi au rendez-vous. «Ça s’annonce pour être une belle saison.»

M. Beaudoin s’est réjoui de constater que la clientèle était au rendez-vous dans les différents points de vente, mais également à l’autocueillette. «La réponse des clients est merveilleuse cette année. On voit l’intérêt des gens pour l’achat local.»

COVID-19

Toutefois, la COVID-19 a aussi amené son lot de préoccupations. Chaque année, M. Beaudoin accueille cinq travailleurs guatémaltèques. Cette année, seulement trois ont pu venir au Canada. «En raison des restrictions, ils sont arrivés plus tard que prévu et ils ont dû faire leur quarantaine de deux semaines. Ils ne pouvaient pas travailler. Pendant ce temps, on a dû mettre les bouchées doubles.» L’embauche de main-d’œuvre locale a compensé en partie ce manque, mais il s’agit de travailleurs inexpérimentés, rappelle-t-il.

Tout cela c’est sans compter la paperasse, les aménagements pour respecter les normes sanitaires et l’embauche de personnel supplémentaire. «Ça amène des frais importants, ce n’est pas négligeable.»

 

 

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