Michèle Youinou, Christian Laroche et Cassandre Youinou. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

ÉCONOMIE. Devant une croissance constante de sa clientèle, la propriétaire de la Crêperie du Côté de chez Swann, Michèle Youinou, a décidé d’agrandir et de déménager son petit restaurant de Saint-Antoine-de-Tilly. Situé sur la rue des Phares, il devrait ouvrir ses portes au mois de septembre.

«L’été, on refuse énormément de monde. Des gens qui viennent de loin. La fin de semaine, on pourrait multiplier par trois le nombre de clients. Ça devenait trop petit pour eux, mais pour travailler aussi», a-t-elle expliqué.

Ce projet est le fruit d'une réflexion de deux ans. Pour le concrétiser, la restauratrice ne plonge pas seule dans cette aventure. Elle s’est associée avec sa fille Cassandre et le conjoint de celle-ci, Christian Laroche.

D’importants travaux sont en cours dans la grange de la rue des Phares. L’endroit accueillera la crêperie, mais aussi un pub où seront servies des bières brassées à partir de recettes originales qu’ils ont créées de même que des alcools produits dans la MRC de Lotbinière.

«Les bières de microbrasserie, ça attire beaucoup de monde. Les gens font beaucoup de route pour prendre une bière et manger. Nous voulons devenir une destination touristique, un incontournable», a-t-elle indiqué.

Les produits et les talents régionaux y seront aussi mis en valeur. Par exemple, les illustrations que l’on retrouvera sur les canettes de bière ont été créées par Philippe Arseneau Bussière, l’illustrateur derrière La guerre des tuques 3D. Aussi, des alcool produits dans la MRC de Lotbinière seront servis au pub.

L'étincelle de départ

Michèle Youinou espère que ce projet sera la bougie d’allumage qui incitera d’autres entrepreneurs à installer des commerces de proximité à Saint-Antoine-de-Tilly.

D’ailleurs, poursuit-elle, le projet s’arrime avec Vision Saint-Antoine, une démarche de la municipalité afin de favoriser le développement économique.

«Le but, c’est de créer une synergie avec les producteurs du secteur afin que les visiteurs fassent le tour de la région», a renchéri Christian Laroche.

Savoir s’adapter

Agrandir une entreprise comporte toujours une bonne part d’inconnu. Même si le projet était planifié, la crise de la COVID-19 a ajouté une couche d'incertitude.

Elle les a ralentis, mais pas arrêté. Leur expérience du monde entrepreneurial les a aidés à avoir le recul nécessaire pour faire face aux obstacles et aux retards rencontrés depuis le mois de mars. Tout leur discours est teinté de beaucoup de résilience. «Nous sommes trois à y croire. Si j’étais seule, ce serait différent», a indiqué Mme Youinou. «Oui, c’est insécurisant, mais comme n’importe quel entrepreneur, il faut se lancer dans le vide», a ajouté M. Laroche.

Cette part d'inconnu les a poussés à être créatifs et à penser autrement afin de pouvoir mener leur projet à bien. «Quand on se lance en affaires, on ne sait pas tout au départ. Les événements, les informations, les solutions arrivent au fur et à mesure quand on continue d’avancer», a philosophé Michèle Youinou.

Le Québec n’est pas à l’abri d’une deuxième vague de la COVID-19. Il faut s’y préparer, a ajouté Christian Laroche. «Il faut déjà y penser, parce qu’on ne sait pas. Ça peut arriver vite. Nous serons en réflexion là-dessus. C’est sûr qu’il faut un plan B afin de ne pas être pris au dépourvu.»

 

 

 

 

 

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