(Crédit photo : Courtoisie)

ÉCONOMIE. Depuis le début de la crise sanitaire, Le Porc de Beaurivage a vu fondre une bonne partie de sa clientèle composée de restaurateurs, de chefs et de bouchers. Toutefois, une décision d’affaires prise l’automne dernier leur permet maintenant de combler une part de ce vide.

«Lorsque c’est arrivé, nous avons perdu 98 % de notre clientèle dans la restauration. Les chefs nous achetaient, entre autres, beaucoup de porcelets de lait et de grain», a décrit la copropriétaire de l’entreprise située à Saint-Patrice-de-Beaurivage, Carole Marcoux. Évidemment, aujourd’hui, ce n’est plus le cas, ils poursuivent leur croissance à la ferme.

Ainsi, les propriétaires de la petite exploitation familiale ont décidé de se tourner vers la vente aux particuliers. Depuis, Carole Marcoux, Christian Lefebvre et les membres de la famille préparent des boîtes remplies de différentes coupes de viande qu’ils ont produites à la ferme et les livrent à des clients principalement dans la région, à Québec, Lévis et en Beauce, ainsi qu’à quelques autres à Montréal.

«Cette crise nous a permis d’innover et de voir que nous étions en mesure de réagir rapidement. Nous en sommes fiers», a affirmé Carole Marcoux. Même s’ils s’en sortent bien, le début de la crise a amené sa part de stress et de remise en question. «On s’est demandé si nous allions tout perdre. Nous étions en train d’investir et on se demandait si nous ne faisions pas tout ça pour rien.»

Course contre la montre

C’est là que la décision prise à l’automne 2019 revêt toute son importance. Les entrepreneurs travaillaient à la mise sur pied d’une salle de découpe à la ferme. Ils avaient débuté les démarches auprès de la municipalité et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) afin d’obtenir les différents permis nécessaires à son exploitation, dont le fameux permis C1. Quand la crise sanitaire a été déclenchée, tout s’est accéléré.

«Quand c’est arrivé, nous n’étions pas encore prêts, ceux qui devaient faire l’époxy sur le plancher ont dû demander des permis spéciaux. […] C’était une course contre la montre pour avoir les permis. Nous avons eu un délai d’une journée pour tout faire. Il a fallu que je me rende à Dorval chercher des pièces d’équipement, parce qu’ils ne pouvaient plus l’expédier», a raconté Carole Marcoux.

Le succès rencontré est au-delà de toutes leurs espérances. «Nos premières boîtes se sont vendues très rapidement. Certains clients en sont maintenant à leur troisième commande. Les gens sont super contents. […] L’important c’est d’amener quelque chose de bon aux gens. Ils ne sortent plus, ils ne vont plus au restaurant en ce moment. Ils doivent cuisiner et s’ils peuvent le faire avec de bons produits, tant mieux!»

Traçabilité

En tant que naisseur-finisseur, ils élèvent chacun des porcs qui naissent dans leurs installations. Ainsi, ils sont en mesure d’assurer la qualité et la traçabilité de leur produit. Seul l’abattage se fait à l’extérieur de la ferme, à l’abattoir provincial de Saint-Henri-de-Lévis.

«On se promène moins, on offre un service local et aussi à l’extérieur. Ça devient un plus pour la population. Dans notre coin, il n’en a pratiquement pas ou très peu qui le font.»

De plus, Mme Marcoux rappelle qu’ils portent attention à la santé et au bien-être de leurs animaux et les élèvent sans sous-produits, hormones et stimulant de croissance et le tout est fait dans un grand souci de l’environnement.

Cette façon de procéder retire également des bêtes du circuit des grands abattoirs fédéraux, comme ceux d’Olymel, ajoute Mme Marcoux. Cela vient donc donner un coup de pouce à d’autres producteurs qui voient, en ce moment, certains de leurs animaux refoulés à l’abattoir en raison d’un ralentissement des activités provoqué par la crise sanitaire.

Achat local

Gardant à l’esprit l’importance de l’achat local, les propriétaires essaient d’inclure, lorsqu’ils le peuvent, certains produits de la MRC de Lotbinière, comme le miel ou le sucre d’érable, dans la préparation de leurs coupes de viande ou des marinades sèches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plus lus

Près de 3 M$ pour Bois de plancher PG

ÉCONOMIE. L’entreprise Bois de plancher PG a reçu la confirmation d’une aide financière de près de 3 M$ de la part du gouvernement du Québec. Les sommes annoncéees le 24 novembre permettront à l’entreprise de Saint-Édouard-de-Lotbinière d’améliorer ses processus de fabrication.

Une nouvelle directrice générale à la SADC de Lotbinière

ÉCONOMIE. La Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) de Lotbinière a confirmé la nomination de sa nouvelle directrice générale. Laurence Montreuil est entrée en fonction le 16 novembre et succède à Sylvie Drolet qui a occupé le poste pendant les 11 dernières années.

Covris Coopérative lance ses opérations

AGRICULTURE. Les agriculteurs de l’ouest de la MRC de Lotbinière seront dorénavant desservis par une toute nouvelle coopérative. Covris Coopérative, dont le siège social est situé à Baie-du-Febvre, est en activité depuis le 1er novembre et est née de la fusion de la Coop Covilac et de la Coop de Parisville.

Des outils pour accompagner les agricultrices

ÉCONOMIE. Les agricultrices et aspirantes agricultrices bénéficient maintenant d’une nouvelle plateforme qui leur permettra d’avoir accès aux outils et services auxquels elles ont droit. La plateforme Dimension E des Agricultrices du Québec a été lancée le 23 octobre dernier, devant 150 personnes.

Un programme fort populaire chez les entrepreneurs

ÉCONOMIE. C’est lors d’une conférence de presse virtuelle que les dirigeants des Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) et des Centres d’aide aux entreprises (CAE) de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ont dressé le bilan de la première phase d’implantation dans la région du Fonds d’aide et de relance régionale – Programme de développement des collectivités (FAR...

Alexandre Boucher-Doddridge parmi les jeunes personnalités d’affaires de la JCCQ

ÉCONOMIE. Le 25 février prochain, lors du 29e gala Jeune personnalité d’affaires Banque Nationale, la Jeune chambre de commerce de Québec (JCCQ) honorera huit personnalités d’affaires qui se sont distinguées dans différents secteurs de l’économie. Parmi eux, on compte Alexandre Boucher-Doddridge de l’entreprise HerbiaEra de Saint-Antoine-de-Tilly.