(Crédit photo: Mélanie Labrecque)

AFFAIRES. Richard Small est l’un des rares producteurs de vin biologiques au Québec et son vignoble, le Domaine Small, situé à Sainte-Agathe-de-Lotbinière, est le seul ayant cette certification dans la MRC de Lotbinière et en Chaudière-Appalaches. Ce dernier a officiellement lancé ses activités à la fin de l'été.

L’aventure viticole a commencé en 2012 pour le producteur qui s'était lancé dans la culture du raisin de table et de cuve, ce qui l’a mené à l’embouteillage de ses premiers vins rosé en 2017.

Pourtant, Richard Small n'a pas mis les pieds dans le biologique à l’aveuglette. Acériculteur de quatrième génération, il avait déjà adapté sa production de produits de l’érable et de bouleau aux normes biologiques. «C’était la suite logique des choses. […] Ça allait de soi», a-t-il simplement expliqué.

Selon lui, cette approche est encore plus pertinente dans un vignoble. «On passe l’été à tailler la vigne et à s’occuper des plants. […] La traiter avec des herbicides et des fongicides ou des produits potentiellement cancérigènes en sachant que ma famille et moi y travaillions et que nous pourrions être en contact avec ces produits-là ne faisait pas de sens.»

Au-delà des questions de santé et environnementale, la qualité du produit final y gagne aussi. Moins d'agents chimiques entrent dans le procédé de fabrication. «Le goût du vin est moins maquillé. Cela fait en sorte que le vin bio est une meilleure référence au niveau du terroir d’une région donnée.»

Défis

Comme n’importe quelle production biologique, celle du vin impose plusieurs contraintes. «La vigne est une plante fragile sujette aux maladies», a rappelé Richard Small. Puisqu’il ne peut pas se servir de produits chimiques pour contrer les maladies, il mise sur des interventions faites en amont.

«Aussitôt qu’il y a un signe d’une maladie fongique, d’un champignon qui s’installe, on le traite rapidement, en prévention. […] On tente de contenir les maladies et d’en diminuer les effets, car c’est impossible de l’éradiquer. Ensuite, il y a le contrôle et la gestion des mauvaises herbes qui sont plus compliqués parce qu’on ne peut pas employer de produits comme le Roundup. De toute façon, on ne veut pas que ça se retrouve dans nos bouteilles.»

Les normes biologiques touchent également l’embouteillage. «Pour la fabrication du vin, au départ, on essaie d’utiliser le moins d’intrants possible pour avoir un vin qui reflète mieux le terroir. Il y a aussi moins de sulfites que dans les vins conventionnels. Toutefois, il faut faire attention pour qu'il n’entre pas en contact avec l’oxygène et qu’il perde ses arômes.»

Le vignoble du Domaine Small compte près de huit hectares de terres. À terme, lorsque toute la superficie sera plantée, on retrouvera 16 000 vignes, dont 4 000 plants réservés au raisin de table. Quant à la production annuelle, elle devrait passer d’entre 3 000 à 4 000 bouteilles à entre 10 000 et 12 000 bouteilles.

 

 

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