Steve Castonguay, de la Boîte à Malt, Rémi Massé, député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Hélène Deslauriers, dg du Réseau SADC et CAE et Daniel Dumas, président du Réseau SADC et CAE. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

ÉCONOMIE. Le gouvernement fédéral et le Réseau des SADC et CAE du Québec ont renouvelé leur partenariat. Ainsi, Ottawa a confirmé lors d’une conférence de presse tenue le 7 juin, à Lévis, qu’il accordait une contribution de 169 M$ sur cinq ans, une bonification de 25 M$ par rapport à la précédente entente.

L’argent octroyé aux 57 Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) et aux 10 Centres d’aide aux développements des entreprises (CAE) les supportera dans la poursuite de leur mission de développement économique local en ayant les moyens de leurs ambitions.

«Nous avons maintenant une connaissance fine de chacun des territoires du Québec et c’est ainsi que pour la première fois les budgets des SADC et CAE seront modulés en partie en fonction de la situation économique de ces territoires et qui permettra à certaines communautés plus vulnérables de recevoir plus», a indiqué le président du Réseau des SADC et CAE, Daniel Dumas.

«C’est important qu’ils soient là [les SADC et CAE] pour nous aider. Nous n’avons pas toujours les outils pour faire face aux défis du quotidien. On collabore déjà avec la SADC [de Lotbinière]. Nous sommes en plein développement et on peut encore faire affaire avec elle», a mentionné le copropriétaire de la microbrasserie La Boîte à Malt, Steve Castonguay.

Chaque année, le Réseau des SADC et CAE supporte environ 10 000 entreprises. Cela représente des investissements moyens de 70 M$ dans les régions du Québec et permet la réalisation de plus de 1 250 projets de développement économique. En 2017-2018, la SADC de Lotbinière a accordé 17 prêts d’une valeur de 640 655 $ pour des investissements totaux de plus de 2 M$ ce qui a permis de maintenir ou de créer 74 emplois.

Mieux cibler

Ce ne sera pas tout le financement qui sera modulé en fonction de la situation économique des territoires, mais seulement certaines enveloppes budgétaires, a précisé la directrice générale du Réseau des SADC et CAE, Hélène Deslauriers. Cette dernière a rappelé au passage que les deux types d’organisations bénéficieront des mêmes avantages.

«Tous les territoires des CAE vont maintenant offrir tous les services, donc le développement économique local. Ça, c’est un changement majeur parce qu’avant les CAE livraient certaines choses, mais pas tout. Tous les territoires au Québec vont avoir droit aux mêmes produits et services.»

Parmi ceux-ci on retrouve les montants pour soutenir des projets collectifs structurants et le programme Stratégie jeunesse qui est dédié aux projets d’entreprises des jeunes âgés de 18 à 39 ans.

Ajouts

L’entente conclue avec Développement économique Canada par son Programme de développement des collectivités n’est pas que financière, on y retrouve d’autres améliorations. D’abord, il y a l’ajout de nouveaux territoires : les MRC de Caniapiscau, de Saint-Hyacinthe et la région de Soulanges. Ensuite, il y a la livraison de tous les produits et services du Programme de développement des collectivités.

Le Réseau des SADC et des CAE a une grande importance dans le développement économique des régions rurales, a rappelé le député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé. «Les entreprises qui collaborent avec les SADC et les CAE se développent plus rapidement, créent plus d’emploi, sont plus fortes que lorsque l’on compare à d’autres entreprises qui n’ont pas utilisé vos services.»

 

 

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