Photo : Courtoisie

ÉCONOMIE. Moins d’un an après le lancement d’Économie circulaire Beauce-Appalaches-Lotbinière, l’organisation a présenté son premier partenariat d’importance. Le 28 mars dernier, elle a confirmé le maillage entre l’entreprise Nutrigène, de Saint-Isidore, dans la MRC de la Nouvelle-Beauce, et de Groupe Neoxis, de Saint-Flavien.

Une première entreprise, Nutrigène, produit de la moulée d’élevage, ce qui entraîne une production secondaire constante de farine de meunerie.  Pour Économie circulaire Beauce-Appalaches-Lotbinière, il y avait là un potentiel pour un maillage intéressant.

De l’autre côté, Groupe Neoxis a une production inusitée. L’entreprise élève des ténébrions meuniers, communément appelés vers à farine. Elle était à la recherche d’un ingrédient particulier pour améliorer la diète des insectes qu’elle élève.

Le maillage entre les deux s’est produit à la suite de rencontres entre les entreprises et les conseillers en économie circulaire de la région. Un premier essai a permis de valider la viabilité du projet et de conclure l’entente.

«C’est pour nourrir nos insectes. Nous sommes toujours à la recherche de coproduits ou de matières résiduelles à valoriser. Les insectes, ce sont des animaux comme le poulet ou le bétail, mais l’avantage, c’est qu’on peut valoriser des grains perdus ou de moins bonne qualité. […] Cette poussière a les caractéristiques parfaites pour les insectes puisqu’elle est fine et petite. C’est ce qui nous a intéressés chez Nutrigène», a indiqué le vice-président, Miguel Pérusse.

Actuellement, l’entreprise de Saint-Flavien est en phase de tests afin de déterminer le ratio de farine à inclure dans la diète des ténébrions. Actuellement, le mélange donné aux insectes contient une forte concentration de protéines et de fibre, mais peu de glucides. C’est ce qu’apportera le produit de chez Nutrigène.

«Il n’y a pas de recherche qui a été faite sur leur alimentation. J’utilise déjà des coproduits, mais je veux en avoir d’autres variétés pour travailler une diète. […] Ce que j’ai remarqué, c’est que pour l’instant chaque pourcentage supplémentaire d’incorporation augmente la croissance d’un pourcent.» Si tout va bien, d’ici l’été, l’entreprise devrait être en mesure de valoriser l’ensemble des résidus.

Une entreprise en croissance

Mine de rien, Groupe Neoxis s’est lancé dans l’élevage de ténébrions depuis cinq ans dans une ferme-pilote à Saint-Flavien. L’entreprise effectue des recherches afin de produire des insectes à grande échelle afin de les convertir en ingrédients fonctionnels pour les animaux et les humains, a expliqué Miguel Pérusse.

Ces ingrédients, pour la consommation humaine, ne seraient pas l’insecte en tant que tel, précise-t-il. Il serait transformé en concentré de protéines ou en huile par exemple et ne serait pas vendu directement aux consommateurs.

De plus, l’élevage génère également un fumier recherché appelé le frass. Il a de particulier qu’il est sec, sans odeur et fin. «Nous le commercialisons pour les jardins et il agit comme un très bon fertilisant pour les pelouses, champs, etc. Rien ne se perd dans notre production», a soutenu Miguel Pérusse.

 

 

 

 

 

 

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