(Crédit photo : Archives)

COMMUNAUTÉ. Un an après le début de la crise provoquée par la COVID-19, les impacts se font toujours sentir dans les assiettes des citoyens de la région. Autant chez Aide alimentaire Lotbinière (AAL) que chez Entraide Sainte-Croix, on a remarqué une augmentation significative des demandes d’aide, mais aussi un changement du visage de la faim dans la MRC de Lotbinière.

En 2020-2021, Aide alimentaire Lotbinière a préparé 4 169 paniers de denrées dans le cadre de ses distributions régulières. Par rapport à l’année 2019-2020, ce sont 618 de plus qui ont été remis à des familles de la MRC de Lotbinière. Cela peut représenter de 25 à 30 paniers de plus par distribution. Par ailleurs, ces chiffres ne tiennent pas compte des boîtes de dépannages.

«Ce que nous avons constaté, c’est que plusieurs de ceux qui ont demandé à s’inscrire cette année étaient finalement admissibles en dehors de la COVID. La situation actuelle a peut-être fait en sorte qu’ils ont perdu leur emploi temporairement ou ont eu des difficultés supplémentaires. Alors qu’ils réussissaient à s’en sortir, les conséquences de la pandémie ont fait en sorte qu’ils ont plus de difficulté», a noté la directrice, Andréanne Leblanc.

De plus, elle ajoute que certains membres qui habituellement avaient besoin d’une aide pour quelques mois seulement dans une année ont sollicité de l’aide pour toute l’année.

Chez Entraide Sainte-Croix, sa directrice Sophie Guimond a aussi remarqué une augmentation du nombre de boîtes remises lors de chaque distribution. Rappelons que l’organisme offre l’aide alimentaire uniquement aux citoyens de Sainte-Croix. Pour chaque «moisson», ce sont de cinq à six boîtes supplémentaires qui sont remises à des citoyens ou des familles de la municipalité.

«C’est une clientèle nouvelle que je n’avais jamais vue à l’Entraide. Elle ne reste pas longtemps. Nous sommes là pour aider lorsqu’il y a un besoin et quand ces personnes ont repris le dessus elles partent et d’autres arrivent. Cette année, j’ai aussi eu plus de dépannages ponctuels pour un mois.»

Plusieurs travaillaient et ont perdu leur emploi, a poursuivi Mme Guimond. Certains vivaient de paie en paie et, plutôt que de remplir les cartes de crédit, ils se sont tournés vers l’organisme le temps de recevoir les aides du gouvernement ou de retourner au travail.

Du côté d’AAL le portrait est similaire. Parmi ceux qui ont sollicité le soutien de l’organisation, on retrouve des travailleurs avec un statut précaire, d’autres qui œuvrent dans un secteur frappé par les fermetures répétitives liées à la pandémie ou encore des gens qui gagnent un peu plus que le salaire minimum.

Besoins plus larges

L’aide que peut apporter AAL à ces gens va bien au-delà des besoins alimentaires, ajoute Mme Leblanc.

«Quand ils nous appellent, on sent qu’il y a une plus grande détresse émotionnelle, un stress et un besoin de parler. Le fait d’être confiné et de ne pas avoir beaucoup d’interaction sociale avec l’extérieur ça entre aussi dans la balance des difficultés vécues par nos membres. Nous prenons donc plus de temps avec eux, nous les écoutons et les référençons vers d’autres entreprises ou organismes.»

Situation sous contrôle

Les deux organisations ont réussi à se maintenir à flot et à répondre à ces besoins plus importants. «Actuellement, nous sommes en mesure de répondre à la demande. Je ne sais pas si la situation continue d’empirer, mais nous travaillons fort pour y arriver et garder la même qualité de boîte. Jusqu’à présent, la valeur demeure la même, indépendamment du nombre d’inscriptions que nous avons», a précisé Andréanne Leblanc.

Les directrices y arrivent en raison, entre autres, d’une aide spéciale de Centraide. «L’aide que j’ai obtenue de Centraide, c’est ponctuel, pour la COVID. C’est sûr que si la demande augmente, je vais me retrouver avec une problématique, mais pour le moment on y arrive, mais si la demande devient plus grande, ce sera plus difficile», a renchéri Sophie Guimond.

D’autres organisations comme le Centre intégré de santé et de services sociaux ont mis la main à la pâte. Le support est aussi venu de fonds spéciaux créés pour aider les organismes communautaires en temps de COVID-19, du soutien de la députée ainsi que de la contribution des donateurs, entreprises et des bénévoles.

Par exemple, AAL a reçu 12 000 $ de la députée Isabelle Lecours afin d’acheter des denrées alimentaires. Chez Entraide Sainte-Croix, le local occupé est fourni gratuitement par la fonderie Bibby Ste-Croix. L’organisation peut également compter sur les revenus générés par la friperie qui ont été investis dans l’achat de nourriture afin de bonifier les boîtes d’aliments.

 

 

 

 

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