(Crédit photo : CDC – Unsplash)

SANTÉ. L’événement qui aura retenu le plus l’attention en 2020, autant par sa durée dans le temps que par l’impact qu’il a eu dans la vie des Québécois, est la pandémie de COVID-19. L’année avait déjà commencé sous le spectre encore lointain de cette mystérieuse maladie pulmonaire originaire de la Chine. Ce n’est qu’au retour de la semaine de relâche, en mars, que le Québec allait prendre la mesure de l’ampleur de la situation.

Le nouveau coronavirus s’est installé discrètement le 28 février alors qu’un premier cas a été recensé au Québec. En Chaudière-Appalaches, le premier cas de COVID-19 a été confirmé le 12 mars et la première éclosion dans une résidence pour aînés est survenue le 27 mars au Manoir Liverpool, à Lévis.

C’est le 13 mars que le gouvernement a annoncé les premières mesures de confinement avec la fermeture des écoles. A suivi la fermeture des différents secteurs de l’économie. Le 23 mars, le Québec était «mis sur pause». Seules les entreprises offrant des services essentiels ont pu poursuivre leurs activités. La cascade d’annonces s’est poursuivie à l’échelle locale alors que les organisateurs des différents festivals et événements ont confirmé l’annulation de l’édition 2020 de leur événement. Des organismes locaux ont mis en place des services de livraison de nourriture pour les personnes vulnérables ou confinées à la maison. À la fin du mois, l’accès à plusieurs régions du Québec avait été restreint. Seuls les travailleurs essentiels étaient autorisés à y circuler.

La nature des programmes d’aide des gouvernements s’est précisée en avril alors que les mesures de confinement se sont poursuivies. C’est aussi en avril qu’on apprend que des entreprises de la MRC de Lotbinière allaient contribuer à l’effort d’approvisionnement en matériel médical. Les couturières de Confection Lotbinière et de Les Confections Joly ont été appelées à fabriquer des blouses de protection pour le personnel du réseau de la santé.

Le printemps a amené avec lui un assouplissement des mesures de confinement et l’économie a redémarré progressivement en avril, en mai et en juin. Les enfants de niveau primaire ont aussi pu retourner en classe à partir du 11 mai.

Pendant l’été, le nombre de nouveaux cas, d’hospitalisations et de décès a considérablement ralenti. La Chaudière-Appalaches faisait figure de première de classe alors que la propagation de la maladie a été rapidement maîtrisée. Le 15 juillet, aucun cas actif n’était recensé sur le territoire et on ne déplorait que huit décès.

À l’échelle provinciale, afin d’éviter une recrudescence de la propagation, le gouvernement a obligé le port du masque dans les transports en commun dans un premier temps et dans les lieux publics clos à partir du 18 juillet.

Deuxième vague

Au retour de la fête du Travail, craignant la seconde vague, le gouvernement a déployé le système d’alertes régionales afin d’ajuster les mesures de protection au niveau de propagation de la maladie. Quatre paliers d’alerte (vert, jaune, orange et rouge) ont été mis en place. Le système a rapidement été mis à l’épreuve alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens n’a cessé d’augmenter. Plusieurs régions sont passées, en moins d’un mois du niveau d’alerte vert au niveau d’alerte rouge. Chaudière-Appalaches était du nombre. Le 1er octobre, la région est passée au niveau d’alerte maximale. Plusieurs secteurs de l’économie ont dû cesser leurs opérations : restaurants, salles de spectacles, cinémas, musées, gyms, etc. La pratique des activités culturelles et sportives a été interdite. Les élèves du secondaire ont été contraints de porter le masque en tout temps à l’école.

En novembre, la Santé publique a remarqué un certain fléchissement de la propagation ouvrant la possibilité à deux petits rassemblements entre le 24 et le 27 décembre. Cependant, la flambée des cas à la fin du mois de novembre et au début décembre a forcé le premier ministre, François Legault, à revenir sur sa décision, le 3 décembre, et à complètement les interdire en zone rouge. De plus, les commerces non essentiels seront fermés au moins jusqu’au 11 janvier. Les écoles seront aussi fermées jusqu’au 10 janvier. Les élèves du primaire et du secondaire auront leurs cours à la maison au retour du congé des Fêtes, les 7 et 8 janvier.

Les chiffres publiés le 23 décembre montrent un total de 7 428 personnes qui ont contracté la COVID-19 en Chaudière-Appalaches depuis le mois de mars. De ce nombre, on comptait 903 cas actifs. Dans la MRC de Lotbinière, 469 cas avaient été recensés et il y avait 45 cas actifs. Depuis mars, 167 personnes ont perdu leur combat contre la maladie et au moins sept d’entre elles étaient originaires de la MRC de Lotbinière. Par ailleurs, c’est le 23 décembre que la campagne de vaccination a débuté en Chaudière-Appalaches. Deux sites ont été désignés par le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches : le Centre Paul-Gilbert, à Lévis, et l’Hôpital de Saint-Georges, à Saint-Georges-de-Beauce. La première personne vaccinée dans la région est une résidente du CHSLD Paul-Gilbert, Jeannine Baril âgée de 73 ans.

 

 

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