(Crédit photo: Gilles Boutin - Archives)

CULTURE. La MRC de Lotbinière a confirmé avoir donné un mandat à la firme GID pour réaliser une étude qui évaluera la possibilité d’implanter un pôle culturel régional. D’ici le mois d’octobre, la MRC devrait avoir en main les outils nécessaires pour amorcer une réflexion sérieuse sur la question.

L’étude prendra en compte différents facteurs comme la situation géographique (près de Québec et Lévis), les besoins, les coûts pressentis, de même que les installations déjà en place et fera aussi une évaluation des comparables. Les travaux de la firme permettront également de savoir si le projet est réalisable et viable ainsi que le mode de gouvernance à adopter.

«Elle permettra d’outiller les maires au niveau de leur réflexion. Si jamais une occasion se présente, ils auront en main les recommandations pour éviter qu’on passe à côté d’une église, d’un bâtiment ou d’un immeuble. Ce sont souvent de grands investissements pour modifier les lieux, acquérir les équipements spécialisés… L’étude sera là pour nous dire s’il y a un marché et si c’est réalisable», a expliqué la conseillère en patrimoine à la MRC de Lotbinière, Marie-France St-Laurent.

Déjà en 2004, lors de l’adoption de la politique culturelle, la MRC de Lotbinière avait identifié le besoin de se doter d’équipements culturels importants qui donneraient aux artistes un accès à un espace professionnel, mais faciliterait aussi l’accès à la culture pour la population.

L’initiative implique un investissement total de 18 750 $, lequel est soutenu à 50 % par le gouvernement du Québec, dans le cadre de l’entente de développement culturel 2021-2023.

Installations saisonnières

La MRC de Lotbinière compte déjà plusieurs sites culturels d’importance, souligne Mme St-Laurent. Cependant, les chapelles de processions, le Domaine Joly-De Lotbinière et le Moulin du Portage sont des installations saisonnières.

L’objectif de l’étude sera d’étudier la possibilité d’établir un lieu permanent ouvert à l’année. C’est là que la question de la requalification des églises pourrait devenir une avenue intéressante à évaluer, a indiqué Mme St-Laurent.

«L’année dernière, nous avons fait un grand exercice de réflexion qui a été arrêté abruptement lorsque tout s’est arrêté au Québec. Depuis, les municipalités ont cheminé dans leur réflexion. Par exemple, Saint-Apollinaire et Sainte-Agathe ont reçu des fonds du Conseil du patrimoine religieux du Québec et font une démarche de réflexion sur l’avenir de leur église. Il y a Issoudun où un carnet de santé sera fait.»

Volonté politique

Les élus devraient prendre connaissance des conclusions avant les élections, mais puisqu’il y aura plusieurs changements autour de la table du conseil des maires, Marie-France St-Laurent indique que rien ne sera mis en branle avant 2022.

Il y a de l’intérêt, confirme le préfet de la MRC de Lotbinière, Normand Côté. «Je pense qu’il y a assez d’histoire et de patrimoine ainsi que des artisans dans Lotbinière qu’on est capable d’avoir une place pour démontrer notre savoir-faire, notre savoir-être et le passé qui nous identifie. J’en suis convaincu.»

Il ajoute que ce ne sont pas seulement les églises qui pourraient servir de site de diffusion, les presbytères aussi sont des endroits qui peuvent être considérés.

«C’est un travail qui sera important pour entamer des discussions par rapport à ceux qui ont un danger de perdre une église. C’est arrivé à Issoudun et c’est une fois de trop. Il faudra trouver des solutions pour faire du développement dans la MRC de Lotbinière par rapport à ces monuments [religieux]», a-t-il poursuivi.

Normand Côté reconnaît la valeur et l’importance des sites comme celui du Moulin du Portage, mais estime que la MRC de Lotbinière est mûre pour avoir elle aussi des installations qui seront ouvertes pendant les quatre saisons.

 

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Un pôle culturel à l’étude

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