(Crédit photo: Karine Paradis envedette.ca)

CULTURE. L’humoriste originaire de Laurier-Station, Sam Breton, a été sacré, le 8 décembre, Découverte de l’année lors de la 21e soirée des Olivier.

Celui qui avait décidé de devenir humoriste en quatrième secondaire, sur les bancs de Pamphile-Le May, n’a jamais perdu de vu son objectif d’avoir son propre spectacle et de faire la tournée à travers le Québec. Aujourd’hui, il ajoute son nom à une longue liste de Découvertes de l’année qui comprend, entre autres, Martin Matte (1999), Louis-Josée Houde (2002), Alexandre Barrette (2007), François Bellefeuille (2012), Katherine Levac (2015) et Phil Roy (2016).

«C’est le fun, c’est un beau message du milieu humoristique. Je reste quand même très terre-à-terre avec tout ça. La compétition était tellement forte. Je suis content d’avoir gagné, je suis fier et tout ça, mais tout le monde aurait pu l’avoir», a-t-il lancé en entrevue téléphonique un peu plus de 48 heures après avoir reçu la statuette.

Il faut dire que l’année 2019 a souri à Sam Breton. En plus des spectacles, il était en rodage pour son premier one man show, il a été très actif sur les médias sociaux, ses capsules vidéo ont attiré l’attention de plusieurs internautes, on l’a également entendu à la radio et vu à la télévision, notamment à Salut Bonjour.

Malgré tout ce qui lui arrive dans sa carrière, l’humoriste garde les deux pieds sur terre et ne veut pas s’assoir sur ce succès. Il s’est rapidement remis à l’écriture et à la préparation de ses chroniques. «Je reprends là où j’avais laissé avant le gala.»

D’ailleurs, l’une des clés de cette réussite, estime-t-il, c’est son authenticité. «Je reste moi-même avec ma grande face, ma voix, mes anecdotes, le fait que je suis un campagnard, que je n’essaie pas de me changer pour l’industrie ou ce que les gens aimeraient entendre. Je suis moi-même et c’est ce qui m’a mené, je crois, jusqu’à ce trophée-là, dimanche soir.»

Son enthousiasme et aussi la relation qu’il entretient avec son public jouent également un grand rôle et il en est très reconnaissant. L’humoriste prend toujours le temps de rencontrer le public après ses spectacles et de répondre aux messages qu’il reçoit.

«Je ne le fais pas pour le show. Je le fais parce que ça me tente de le faire. Je réponds aux gens parce que je trouve ça tellement fin qu’ils prennent du temps pour moi, qu’ils paient une gardienne et un resto. C’est la moindre des choses de te répondre si tu m’écris. Au pire, il y a toujours quelqu’un de mon équipe qui est là si je suis en tournage ou sur la route. Quand les gens m’écrivent, je réponds toujours. Je pense que ça fait une différence.»

Spectacle solo

L’arrivée de 2020 signifie pour Sam Breton le début de la tournée de son premier spectacle solo Au pic pis à la pelle, dont les premières auront lieu le 22 janvier, à Montréal, et le 4 février, à Québec.

«Ça va plus que bien, je suis vraiment heureux. […] Les billets se vendent très bien. Chaque semaine, je suis surpris des chiffres qu’on a, chaque salle qu’on fait, on est plein jusqu’au plafond. Ce sont de grosses salles en plus. Ça m’émeut chaque fois. […] Partout où je passe, c’est la même chose. Il y a un engouement positif. J’ai du plaisir, ce n’est pas possible. Les gens se déplacent pour toi et tu n’as même pas parlé encore. […] C’est tout simplement incroyable», a-t-il décrit, fébrile à l’idée de monter sur scène pour divertir son public.

 

 

 

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