Photo : Gilles Boutin

SPECTACLES. Le Festival Rétro de Joly s’est clôturé le 31 juillet. Cette 21e édition marquait à la fois le retour de l’événement, qui avait pris une pause au cours des deux années précédentes en raison de la pandémie de COVID-19, mais aussi l’ultime édition de son histoire après avoir attiré les foules pendant ses 23 années d’existence.

Lorsque les projecteurs et les micros se sont éteints le 31 juillet, ils l’ont été pour de bon. Cette 21e édition était également la dernière. «Tant les spectateurs que les artistes étaient peinés. Plusieurs raisons motivent cet arrêt. Nos bénévoles présents à de la première édition en 2000 [qui étaient] majoritairement dans la cinquantaine et plus, eh bien, en 2022, ils ont 22 ans de plus. Nous avons de jeunes volontaires, mais [ils ne sont] pas assez nombreux», a soutenu l’un des responsables de la programmation Denis Carignan, des Productions J’Aime.

Ce que reconnaît aussi le maire, Bernard Fortier. «On s’aperçoit qu’on n’est plus capable de suivre. Tout a augmenté, les bénévoles ont disparu. […]. Le Festival a fait 21 ans. Cette année, ç’a tout pris pour pouvoir le faire. Après deux ans, remettre la machine en marche c’était quelque chose. Pour le public, ça dure trois jours, mais pour ceux qui s’en occupent, ce sont plusieurs semaines. C’est aussi beaucoup de préparation. C’est certain que les installations, la grande scène, ça restera et si dans quelques années nous voulons faire autre chose, les infrastructures seront là.»

S’ajoute également le fait que la municipalité souhaite poursuivre son développement. En ce sens, les terrains qui accueillent les VR et les roulottes permettront la construction d’un nouvel ensemble résidentiel. Un projet que Joly a dans ses cartons depuis quatre ans.

Rappelons que le Festival Rétro de Joly avait été initié par le Comité des loisirs de l’époque, avec à sa tête, Claude Malo. Bon an, mal an, plus de 200 bénévoles étaient nécessaires à la bonne marche de l’événement dont une partie des profits étaient retournés aux organismes et comités qui s’impliquaient dans la bonne marche du Festival.

Terminer en beauté

Le festival s’est ouvert en grand le vendredi soir avec la performance de la formation Maximum 80. Les festivaliers ont pu revenir sur les pistes de danse alors que se sont enchaînés les grands succès des années 1980.

Ce voyage dans le temps s’est poursuivi avec la voix puissante d’Yvan Pedneault qui a fait revivre, le temps d’une soirée, Freddie Mercury et son populaire groupe Queen. Les We Will Rock You, We Are The Champion, Another One Bites The Dust, Under Pressure, Bicycle Race, Bohemian Rapsody et autres compositions ont permis aux festivaliers de se croire, l’espace d’une soirée, devant le groupe mythique, chanter et danser au son de la musique et des paroles de ces classiques de la chanson.

En tout, ce sont près 15 000 personnes se sont rassemblées à Joly pendant la fin de semaine pour assister à l’un ou plusieurs de la vingtaine de spectacles qui ont été présentés. Malgré cette baisse d’achalandage attribuable à la COVID-19 et la crainte de certains de se retrouver dans une foule, la distance ainsi que le prix de l’essence, les festivaliers présents n’ont pas manqué de montrer leur satisfaction.

«Les coups de cœur des festivaliers étaient nombreux. Les gens en redemandaient. Malgré quelques courtes ondées, aucun de nos spectacles n’a été affecté», a soutenu Denis Carignan.

«Nous sommes satisfaits de l’édition de cette année et on a l’impression de finir ça en beauté», a renchéri le maire, Bernard Fortier.

Notons que la Municipalité a conservé quelques installations comme la grande scène. Cela permettra, s’il y a une volonté ou des promoteurs, de tenir d’autres grands spectacles.

Enfin, la prochaine année en sera une de réflexion. «On essaiera de mettre plusieurs idées sur la table.[…] Je laisse les gens y penser et par la suite, on verra», a indiqué Bernard Fortier.

 

 

 

 

 

 

 

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