François Legault a aussi affirmé que son gouvernement allait être prêt afin de soutenir une relance de l'économie lors de la deuxième moitié de l'année. Crédit photo : Capture d'écran

SANTÉ. En compagnie du directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, et le ministre de la Santé, Christian Dubé, le premier ministre du Québec, François Legault, a fait le point sur l'évolution de la pandémie de COVID-19 dans la province, le 26 janvier. À cette occasion, M. Legault a profité de l'occasion pour indiquer qu'il devrait annoncer la semaine prochaine un relâchement des mesures sanitaires, en raison de l'importante diminution des nouveaux cas.

Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale

«La semaine prochaine, on devrait pouvoir annoncer un certain relâchement de certaines mesures dans plusieurs régions, applicable après le 8 février. Cette décision serait prise en tenant compte de la situation propre de chaque région. Par exemple, dans la grande région de Montréal, où il y a 1 040 des 1 324 personnes présentement hospitalisées en raison de la COVID-19, il y a de fortes chances que les mesures actuelles demeurent en vigueur», a déclaré le premier ministre lors d'une conférence de presse à Montréal.

Du même souffle, François Legault a ajouté que le gouvernement étudiait de possibles changements à la liste des biens essentiels que peuvent vendre les commerces qui sont toujours ouverts. Le tout permettrait notamment à ces boutiques de vendre des vêtements d'hiver.

Toutefois, le directeur national de santé publique a précisé plus tard que l'annonce de la semaine prochaine serait tenue pour annoncer un «ajustement» aux mesures. «La situation demeure fragile. Les gens ne pourront pas organiser le gros party de l'été. Il y a aura des allègements. Par contre, on ouvrira petit à petit les robinets (afin de garder le contrôle sur la situation)», a imagé le Dr Arruda.

D'ailleurs, François Legault a demandé aux Québécois de continuer de respecter les mesures sanitaires, notamment de ne pas visiter des personnes âgées de 65 ans et plus si cela n'est pas nécessaire. 

«Il y a une baisse des nouveaux cas. Elle confirme que nos mesures, dont le couvre-feu, fonctionnent. Ces mesures s'appliquent à tout le monde. Il n'y a pas un groupe qui va décider de ne pas les respecter. Au final, de tels gestes ont des impacts sur tout le monde. Le nombre d'hospitalisations demeure élevé et nos équipes médicales sont épuisées, ce qui provoque toujours du délestage dans le réseau», a souligné le premier ministre du Québec.

Des messages pour Justin Trudeau

Dans un autre ordre d'idées, François Legault a également réitéré ses demandes au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, pour que le gouvernement fédéral s'attaque à la problématique des voyages à l'étranger. Lors d'un point de presse tenu plus tôt mardi, M. Trudeau a indiqué que son équipe analysait toujours quelle option Ottawa allait sélectionner afin d'imposer de nouvelles restrictions aux voyageurs.

«(S'ils entrent massivement au pays), les nouveaux variants pourraient amener ici une propagation exponentielle du virus. Je ne comprends pas M. Trudeau. Il détient tous les pouvoirs pour interdire les vols internationaux ou imposer des quarantaines supervisées de 14 jours dans des hôtels aux frais des voyageurs. Il y a une urgence d'agir», a martelé François Legault.

De plus, le premier ministre du Québec, malgré les assurances de Justin Trudeau, n'a pas caché son inquiétude face à la possibilité que l'Union européenne (UE) retienne des doses. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que l'UE envisageait de mettre en place un mécanisme destiné à contrôler les acheminements de doses hors d'Europe, en raison des retards de livraisons de doses à des pays de ce continent.

Rappelons que les doses du vaccin de Pfizer contre la COVID-19 livrées au Canada sont produites dans une usine belge du géant pharmaceutique.

«Nous sommes tous inquiets actuellement des possibles problèmes d'approvisionnement. M. Trudeau parle encore d'imposer des normes nationales pour les CHSLD, qui ne sont pas dans le champ des compétences fédérales. Il devrait plutôt s'occuper des voyages et des doses de vaccin», a lancé M. Legault, avant que Christian Dubé ajoute que quand le Québec «reçoit des doses, on vaccine».

 

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