S'il se réjouit de «signes encourageants», François Legault a affirmé qu'il reste «encore beaucoup de chemin à faire» afin de renverser la vapeur. Crédit photo : Capture d'écran

SANTÉ. Pour une deuxième fois cette semaine, le premier ministre du Québec, François Legault, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, ont fait le point sur la situation pandémique jeudi. S'il s'est réjoui de la baisse du nombre de nouveaux cas, François Legault n'a pas caché l'inquiétude qui l'habite toujours en ce qui a trait au nombre d'hospitalisations provoquées par la COVID-19.

Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale

«Depuis une dizaine de jours, le nombre de nouveaux cas est en diminution. Nous allons dans la bonne direction. Le couvre-feu donne des résultats. Puisqu'il y a moins de contacts sociaux, il y a moins de contagion. Je remercie la très grande majorité des Québécois qui respectent les mesures sanitaires et les policiers qui font respecter les consignes, ce qui n'est pas un travail facile», a d'emblée déclaré le premier ministre du Québec, lors d'une conférence de presse à Québec.

Cependant, le nombre de Québécois présentement hospitalisés en raison du coronavirus inquiète toujours les autorités. Ce qui a amené François Legault et Horacio Arruda a de nouveau imploré les Québécois à continuer de respecter les normes sanitaires.

«Nous allons dans la direction, mais nous avons encore des efforts à consentir. 1 453 Québécois sont actuellement hospitalisés en raison de la COVID. C'est un nombre qui est encore trop élevé. Je comprends les Québécois qui sont angoissés parce qu'ils attendent leur chirurgie, reportée à cause du délestage dans les hôpitaux. Mais on ne peut pas penser qu'on va tout rouvrir au cours des prochaines semaines. Le nombre d'hospitalisations doit diminuer», a expliqué M. Legault.

«Le coronavirus est un virus qui se nourrit de contacts sociaux. Si on relâche trop vite les mesures, le nombre de cas va rapidement augmenter avec la hausse des contacts sociaux. Nous sommes à la fin, il ne faut pas relâcher nos efforts», a renchéri le Dr Arruda.

Voyages : trouver une solution

Dans le même ordre d'idées, le premier ministre a profité de la conférence de presse pour demander une nouvelle fois à Justin Trudeau, le premier ministre du Canada, d'interdire les voyages internationaux non essentiels. Alors que les voyageurs ne sont responsables que d'environ 2 % des nouveaux cas, les autorités québécoises craignent que les nouveaux variants du virus soient amenés par des voyageurs dans la province, ce qui pourrait faire exploser le nombre de nouveaux cas de COVID-19 au Québec.

Si Justin Trudeau désire maintenir sa décision de ne pas interdire les voyages internationaux, François Legault lui demande de mettre en place une nouvelle mesure afin de s'assurer que les voyageurs respectent la quarantaine de deux semaines exigée à ces derniers.

«Je crois, comme la Nouvelle-Zélande, que le Canada devrait exiger de ses citoyens qui voyagent à l'extérieur du pays de s'isoler à leurs frais pendant 14 jours dans des hôtels qui seraient supervisés par des agents de la Gendarmerie royale canadienne ou de la Sûreté du Québec, si le gouvernement fédéral (a besoin de renforts)», a lancé le premier ministre du Québec, ajoutant plus tard qu'il n'excluait pas que Québec impose lui-même cette mesure aux voyageurs québécois.

Support pour les itinérants

Enfin, François Legault est revenu sur plusieurs critiques qui lui ont été adressées depuis mardi quant à la position gouvernementale sur l'application du couvre-feu aux itinérants. Plusieurs intervenants ont déploré «l'insensibilité» du premier ministre, qui n'a pas voulu accorder une exemption du couvre-feu aux personnes sans abri.

«Les policiers connaissent très bien la réalité des itinérants. Les policiers ne s'amusent pas à donner des contraventions (en lien avec le couvre-feu) aux itinérants. Notre objectif, c'est de tout faire pour les amener au chaud. Ma responsabilité à titre de premier ministre, c'est de trouver l'équilibre pour permettre aux policiers de faire appliquer cette mesure, ce qui permet ultimement de sauver des vies. Nous allons ajouter des places d'hébergement pour les itinérants et nous allons commencer à les vacciner», a conclu M. Legault.

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