(Crédit photo: Mélanie Labrecque)

ÉDUCATION. Une classe, deux enseignantes et 41 élèves. C’est le quotidien des enfants de première année qui fréquentent l’École La Source de Laurier-Station. Depuis deux ans, Isabelle Gendron et Noémie Fecteau partagent leur classe et enseignent ensemble.

«Nous croyons que, de cette façon, nous pouvons aider le plus grand nombre d’élèves possible», a lancé, d’entrée de jeu, Isabelle Gendron. Pendant que l’une des deux explique de la nouvelle matière, l’autre revoit avec certains des notions moins bien acquises. Pour ceux qui ont de la difficulté, cela leur évite de prendre du retard. «Je ne les lâche pas tant qu’ils n’ont pas compris», a-t-elle assuré. «Le bateau passe et ils ne sont pas si loin derrière. Ils réussissent même à y embarquer», a illustré Noémie Fecteau.

Lorsqu’elles rencontrent des difficultés avec des élèves ou ont certains questionnements, elles sont capables de s’appuyer l’une sur l’autre.

«Seule, ce n’est pas facile. Quand un enfant a de la difficulté, je devais mettre tous les autres en travail autonome. En première année, on sait ce que ça veut dire. C’est plus ou moins autonome. Pendant ce temps-là, je travaillais avec mes petits amis en difficulté. Là, le travail est supervisé. Il y en a une qui s'occupe des autres», a ajouté Mme Fecteau.

Efficacité

Bien que cela fasse uniquement deux ans qu’elles coenseignent, elles voient, dans cette façon de faire, «l’avenir de l’enseignement».

Dans le grand local, l’ambiance est détendue et les élèves attentifs. Il n'y a pas de pupitres bien alignés en longs rangs. Il n’y a pas de place assignée. L’apprentissage se fait dans une classe flexible. Les enfants peuvent s’assoir où ils le souhaitent. L’ameublement est composé de plusieurs postes de travail. On y retrouve également un divan et un fauteuil berçant et il n’y a pas de chicane pour savoir qui l'aura. Chaque enfant a son jour désigné.

Pour Isabelle Gendron, cette disposition favorise l’apprentissage. Ce ne sont pas tous les élèves qui sont à l’aise en étant assis à un pupitre. Certains aiment mieux travailler dans des postures incongrues. «Dans ma classe de 22, c’était déjà comme ça. J’avais des fauteuils et des chaises. Mes élèves pouvaient travailler coucher par terre. J’y crois vraiment.»

Au départ, avouent-elles, les parents étaient méfiants. Certains se demandaient comment les enfants pourraient apprendre, si la classe allait être plus turbulente. Mais plus l’année avançait, plus ils constataient les progrès de leur jeune et plus les remerciements devenaient nombreux.

Appui

Isabelle Gendron souhaitait faire du coenseignement depuis longtemps. En côtoyant tous les jours Noémie Fecteau, comme voisine de classe, une amitié s’est développée. De fil en aiguille, elle a vu en elle la partenaire idéale pour ce projet. Convaincre la directrice, Maude Gagné, n'a pas été difficile. Elle a rapidement accepté la proposition. «Elle nous a dit qu’elle avait toujours rêvé de le faire lorsqu’elle était enseignante», a indiqué Mme Fecteau. «Elle nous a soutenues depuis le début», a ajouté Isabelle Gendron.

Toutefois, ce n’est pas pour tous les enseignants, affirment les deux femmes. «Il faut connaître le seuil de tolérance de l’autre. Nous devons partager les mêmes valeurs. Il faut être ouvertes aux idées de l’autre. […] On ne peut pas l’imposer. Ça prend une chimie particulière», a expliqué Mme Gendron. La synergie est telle entre les deux femmes qu’elles complètent souvent l’idée de l’autre.

Sur le territoire de la Commission scolaire des Navigateurs, on retrouve quelques établissements, autant primaire que secondaire, qui ont des classes en coenseignement, principalement du côté de Lévis et à Saint-Lambert. Deux enseignantes de l’École de l’Épervière de Saint-Agapit ont manifesté un intérêt envers cette façon de faire.

 

 

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