Marlène Bouillon accompagnée de son mari et de marcheuses qui ont fait quelques kilomètres avec elle. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

SOCIÉTÉ. En marchant 1 000 km, de Gaspé à Montréal, Marlène Bouillon veut faire tomber des barrières sur les tabous qui entourent la santé mentale des jeunes. Avec 759 km de marche au compteur, elle s’est arrêtée à Saint-Antoine-de-Tilly, le 1er août, pour partager son message.

«Je vais aller porter l’espoir sur 1 000 km pour ceux qui sont atteints de la problématique et ouvrir les œillères […] pour avoir une société qui parle de la santé mentale sur le même ton que la santé physique. On meurt de la santé mentale, on se suicide, on fait des abus de médicaments, ce sont toutes des façons de se saboter, de se tuer, et ça, on dirait que les gens ne le voient pas», a-t-elle rappelé.

Et elle sait de quoi elle parle. Mme Bouillon est la mère de deux jeunes adultes qui vivent depuis leur enfance avec des problèmes de santé mentale. Si aujourd’hui ils réussissent à s’accomplir, le chemin pour y arriver n’a pas été facile. Son mari et elle ont dû se battre pour obtenir des services adaptés autant en santé qu’en éducation. C’est un peu de cette expérience qu’elle souhaite partager afin de soutenir d’autres parents.

«Tous les parents veulent minimiser la situation, mais pour avoir de l'aide, il ne faut pas. Il faut laisser mettre des étiquettes parce que plus vous en avez, plus vous aurez de services. Ce n’est pas facile pour un parent de l’accepter.»

Depuis le début de son périple, Marlène Bouillon a discuté avec plusieurs personnes et a constaté que certains se posent beaucoup de questions, mais que d’autres ont de la difficulté à en parler à voix haute. Elle a aussi remarqué que la légalisation prochaine de la marijuana est venue teinter le discours des gens.

«Il y a un désir de comprendre. Je suis parfaitement consciente que ce n’est pas avec mon 1 000 km que je vais renverser les mentalités. Si au moins j’ouvre la porte pour que d’autres puissent s’immiscer et qu’on finisse par se comprendre.»

Le défi Je crois en toi, Marlène Bouillon le relève aussi pour la Fondation Tel-Jeunes. Elle amasse des fonds pour soutenir l’organisme qui apporte une aide de première ligne et une oreille attentive autant aux jeunes qu’aux parents par les lignes Tel-Jeunes et LigneParents. Chaque année, Tel-Jeune reçoit environ 35 000 appels et LigneParents 12 000 appels.

Marlène Bouillon doit arriver au Parc Lafontaine, à Montréal, le 11 août. Il est possible de donner à la cause jusqu’au 31 août par le site de la Fondation Tel-Jeunes. À ce jour, plus de 9 500 $ ont été amassés.

 

 

 

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