Plusieurs citoyens se sont présentés à la rencontre d’information du comité de démolition. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

PATRIMOINE. Le sort de la maison Legendre sera scellé au cours des prochains jours. Le comité de démolition s’est réuni le 3 juillet dernier devant près de 30 personnes pour entendre les arguments des gens en faveur et ceux qui s’y opposent. Bien que la démolition semble probable, plusieurs demandent à la municipalité de considérer d’autres options de conservation.

«Nous avons visité la maison le 28 juin. Nous avons pu constater l’état actuel et nous sommes convaincus qu’elle représente un danger pour la sécurité des personnes. D’ailleurs, M. Hamel nous a confirmé que ses assurances ne veulent plus assurer la maison», a fait savoir le maire de Sainte-Croix et président du comité de démolition, Jacques Gauthier, en début de séance.

Une dizaine de personnes se sont prévalues de leur droit de parole, dont le détenteur actuel, Yvon Hamel, l’ancien propriétaire Yvon Legendre, la présidente de la Société Patrimoine et histoire des Seigneuries de Lotbinière, Sylvie Bernard, un voisin, Guillaume Bourgeois et plusieurs autres citoyens de Sainte-Croix et de la région.

Yvon Hamel a rappelé qu’il a déjà eu une ouverture pour la sauvegarde de la maison en 2014, mais que l’intervention de certaines personnes a fait «chavirer» le projet. Il était prêt à céder la résidence pour 1 $ à condition qu’elle soit déménagée et que le groupe assure l’édifice avant de commencer à y travailler.

Des travaux ont été faits sur la maison, en l’absence des propriétaires et sans assurance. C’est la goutte qui a fait déborder le vase. «Après trois provocations, c’était trop. Là, elle est rendue dangereuse et elle n’est plus assurable. Si vous ne donnez pas le permis, je vais envoyer une mise en demeure à la Ville», a-t-il averti. Ce dernier se dit aussi exaspéré des commentaires irrespectueux qui sont véhiculés à son endroit sur les réseaux sociaux.

«Présentement, ce sont de trois à cinq personnes par jour qui viennent, qui vont dans mon entrée se stationne sur le gazon et se promène. On a hâte que ça cesse», a lancé le voisin arrière, Guillaume Bourgois, fatigué de voir des gens circuler sans autorisation.

Reconstruire

«Ce qui est souhaitable, c’est de récupérer ce qui peut l'être et de s’assurer de remonter le tout à un autre endroit. Elle ne perdra pas son âme à 100 % et on lui redonnera une nouvelle vie», a fait valoir Sylvie Bernard. Plusieurs autres interventions ont été faites aussi en faveur d’une déconstruction, pièce par pièce, pour qu'elle soit remontée sur un autre site.

De son côté, l’ancien propriétaire, Yvon Legendre a notamment fait part de ses craintes concernant le sous-sol du site. L’occupation de l’endroit date du régime français et des vestiges pourraient encore s’y retrouver. «Lorsque j’avais excavé pour la fosse septique, j’avais trouvé de la Saintonge, une vaisselle typique de la terre cuite commune française.»

Intervention extérieure

Parmi ceux qui ont pris la parole, il y avait l’ancien maire de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Gilles Boucher. Ce dernier a fait plus de trois heures de route pour présenter son point de vue au comité. «J’ai été élu sur un problème de bâtiment historique qu’on a réussi à sauver. Je comprends M. Hamel, mais je voulais apporter cette réflexion. C’est un héritage que vous allez laisser à votre ville.»

Il a expliqué que les municipalités ont le pouvoir de citer certains bâtiments, que cela n’implique pas un engagement financier de la part de la localité ni une obligation pour le propriétaire de restaurer un immeuble, seulement d’en assurer sa protection. «Elle est encore sauvable, non pas dans son entièreté, mais suffisamment pour être rebâtie», a-t-il dit, ajoutant qu’il serait prêt à aider financièrement les citoyens qui souhaiteraient acheter la maison.

À la suite de la demande de permis, Sainte-Croix a reçu plusieurs lettres de citoyens plaidant pour le refus du permis. Du nombre, la municipalité en a retenu 20. À la suite de ces démarches, le comité devrait rendre sa décision d’ici 10 jours, a confirmé Jacques Gauthier.

 

 

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