(Crédit photo: Courtoisie)

ÉCONOMIE. «Un mentor travaille sur le savoir-être et non sur le savoir-faire». Pour François Gagné, qui fait du mentorat depuis environ cinq ans pour Mentorat d’affaires Chaudière-Appalaches, cette distinction résume la différence entre un mentor et un coach.

Par Francis Martel - Collaboration spéciale

Ceci explique également pourquoi un effort particulier est mis à jumeler des personnes ayant un champ d’expertise différent. De toute façon, le mentor ne prend aucune décision. Il accompagne plutôt son protégé pour l’aider dans son cheminement d’entrepreneur et lui éviter de se sentir seul.

«L’une des premières raisons pourquoi les gens vont chercher un mentor, c’est pour briser l’isolement. Souvent, les mentorés vont vivre une situation et être convaincus qu’elle est unique à eux», ajoute celui qui est directeur général chez Portes Garex à Val-Alain.

Une expérience à partager

Une des notions de base du mentorat d’affaires est d’améliorer la prise de décision de l’entrepreneur. M. Gagné parle plus précisément d’une vision à 360 degrés. Une notion qu’il explique en donnant l’exemple d’une petite entreprise qui aurait l’opportunité de signer un contrat de distribution auprès d’une grande compagnie.

«Parfois, la personne est super enthousiasmée avec son nouveau contrat, mais ne prendra pas nécessairement le temps de regarder toutes les implications. Est-ce que ça lui permet de vendre ailleurs? Est-ce qu’il va être obligé d’avoir un quota? Est-ce que l’autre partie s’engage envers elle?», questionne-t-il en ce sens.

Bien qu’il ait choisi l’avenue du mentorat pour redonner au suivant, il avoue se sentir valorisé lorsqu’il voit l’évolution de ses mentorés. Surtout, cette expérience lui permet d’apprendre d’une façon différente.

Pour gérer la croissance

De son côté, Patrick Brousseau a attendu près de sept ans avant de faire appel à un mentor. S’il n’a qu’un regret, c’est de ne pas l’avoir fait avant. Ayant procédé à plusieurs changements dans les dernières années au sein de son entreprise Extrême fibre de verre, il juge son expérience de mentoré très positivement.

«Tu ne peux pas tout voir, tout penser et tout analyser lorsque tu es dans une chaise où tu es un peu trop partout. En même temps il faudrait que tu sois président, voir l’avenir et prendre les bonnes décisions. Le long shot que tu fais, tu ne sais pas trop où il va atterrir. C’est bien d’avoir quelqu’un comme ça autour de nous», fait-il valoir.

M. Brousseau apprécie notamment l’occasion de profiter de la sagesse de son mentor qui a vécu l’expérience d’une expansion. En ce sens, les conseils de son mentor lui permettent de développer une vision globale qui le sert lorsque vient le temps de prendre des décisions liées à un agrandissement.

Par contre, il y va d’une mise en garde.

«Si tu es trop gêné, que tu n’appelles jamais, si tu ne participes pas, ça ne fonctionnera pas», prévient-il.

Le succès du mentorat

François Gagné fait remarquer que les chiffres confirment que la recette du mentorat fonctionne.

«Normalement, le taux de survie au-delà de cinq ans d’une entreprise en démarrage est d’une sur trois. Lorsque celle-ci est mentorée, les trois quarts franchissent l’étape des cinq ans», expose-t-il.

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