L’AGA de l’UPA a eu lieu le 23 octobre dernier. (Crédit photo : François Gamache)

AGRICULTURE. Quelque 200 membres de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches se sont réunis, le 23 octobre, lors de leur assemblée générale annuelle. Ils en ont profité pour définir quatre grandes priorités qui seront défendues devant le nouveau gouvernement.

Assurance récolte

Dans un premier temps, les agriculteurs se sont prononcés sur une révision du programme d’assurance récolte. Ils estiment que les stations météorologiques de référence sont situées trop loin des fermes. Elles ne reflètent donc pas leur réalité. Les producteurs demandent à la Financière agricole du Québec de revoir sa méthode de calcul pour 2018 et d’augmenter le nombre de stations météorologiques.

Matières résiduelles fertilisantes

Les nouvelles méthodes de gestion des matières résiduelles organiques que devront prendre les municipalités feront augmenter de façon importante l’offre de matières résiduelles fertilisantes. Actuellement, la région est dans une situation d’équilibre, quant à la quantité de phosphore produit et disposé. L’arrivée massive de ces matières fragilisera cet équilibre et entrera en compétition avec les celles provenant de l’élevage, estime l’UPA.

Ainsi, l’organisme «souhaite que ces matières fertilisantes issues des résidus municipaux soient rendues disponibles aux secteurs ayant des besoins, mais sans créer de déséquilibre dans la disposition des surplus de déjections animales.» Un encadrement est également demandé pour éviter la contamination.

Sécurité du revenu

Dans les dernières années, le budget de la Financière Agricole du Québec a été amputé de plusieurs centaines de millions de dollars. La Fédération de Chaudière-Appalaches demande qu’il soit rétabli à au moins 630 M$ et que le gouvernement permette le réinvestissement des surplus dans la modernisation et la bonification des programmes tout en corrigeant les problèmes liés aux arrimages d’Agri-investissement et d’Agri-stabilité et en répondant aux besoins des petites entreprises et aux réalités régionales.

AEUMC

L’UPA souhaite que des mesures soient prises pour que la signature de l’Accord États-Unis Mexique Canada affecte le moins possible les différents volets de la gestion de l’offre. Aussi, il est demandé à ce que les producteurs soient compensés à la valeur réelle de leurs pertes.

 

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