Isabelle Marceau invite les gens qui ont une problématique de santé mentale à demander de l’aide. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

COMMUNAUTÉ. À 40 ans, Isabelle Marceau est une femme épanouie, pétillante et habitée par une joie de vivre communicative. Derrière cette apparence, se cache toutefois quelqu'un qui compose, depuis plus de 20 ans, avec un problème de santé mentale. Elle s’est prise en main et depuis deux ans elle réalise chaque jour son rêve, soit de travailler. Aujourd’hui, elle veut partager son expérience et donner de l’espoir à ceux qui sont dans une situation semblable.

«Il y a deux ans, je ne travaillais pas encore, je recevais de l'aide sociale. Maintenant, j’ai un salaire, j’ai un chèque de paie», raconte-t-elle avec fierté. Elle consacre environ 24 heures par semaine à faire des ménages et, une fin de semaine sur deux, à préparer les repas dans une résidence pour aînés. «Je suis tellement dans mon domaine!»

Son entrée sur le marché du travail lui a permis de trouver un équilibre, dans sa vie, son couple, son emploi et ses loisirs ainsi que d’établir ses propres limites. «Si ma santé mentale ne va pas bien, rien ne va. Je ne suis pas capable de travailler, je ne suis pas efficace. Je suis plate pour tout le monde», a-t-elle expliqué.

Se donner une chance

Son cheminement l’a menée vers l’Oasis Lotbinière, un organisme d’aide en santé mentale. Au fil des rencontres, elle a repris confiance en elle. Pendant un an, elle a participé à un programme d’intégration sociale, ce qui lui a permis de joindre le marché du travail. Malgré certaines craintes, tout s’est bien passé.

«Lorsque j’ai connu ma boss, elle ne savait pas que j’avais un problème de santé mentale et elle m’a dit “Je te veux dans mon équipe!” À ce moment-là, et je lui dis souvent, elle m’a tellement donné d’assurance et de confiance en moi. Au travail, elle est formidable, gentille, compréhensive comme mes collègues et les superviseurs. Quand j’arrive au bureau, tout le monde sourit.»

Cheminement

Sa vie, de 14 à 20 ans, n’a pas été un long fleuve tranquille, elle enchaînait les épisodes dépressifs et les séjours à l’hôpital. Elle a dû mettre ses études de côté. «Quand je suis tombée malade, je me suis dit que tout était fini, que je ne pouvais pas avoir d’enfants, que je ne travaillerais pas. Bref, que je ne serais pas normale.»

Sur sa route, elle a croisé des gens qui ont cru en elle et lui ont donné confiance. Ils lui ont permis d’accepter son état. «Il y en a eu des thérapies. J’ai toujours été ouverte à comprendre ma maladie. C’est sûr que non au début. Tu veux rentrer en dessous des couvertures et ne plus exister, mais tout commence avec l’acceptation. […] Moi, c’est fait depuis longtemps. Je n’ai aucun regret d’être née avec ça. C’est pour ça que je témoigne, pour ceux qui ne sont pas encore sortis de leur cocon. Je leur dis, venez à l’Oasis, au pire vous repartirez.»

Là où d’autres auraient abandonné, jeté l’éponge, elle, a persévéré. Maintenant, elle remercie la vie. «Oui, c’était dur, mais j’ai tellement eu de portes qui se sont ouvertes, d’aide et de réponses à mes questions qu’aujourd’hui j’ai pu réaliser mon rêve. Si je croise d’autres obstacles, ça m’aide à les traverser, philosophe-t-elle. Je me sens choyée, la vie est bonne pour moi.»

Oubliez les préjugés

Isabelle Marceau souhaite aussi envoyer un message aux employeurs, qu'ils n'hésitent pas à s’ouvrir à ceux qui ont une problématique de santé mentale. «Vous allez voir, vous ne le regretterez pas!»

Le 30 janvier dernier, l’initiative Bell cause pour la cause, invitait la population à discuter publiquement de santé mentale. Le programme a été mis sur pied pour faire avancer la sauce de la santé mentale notamment en luttant contre la stigmatisation des personnes, en améliorant l’accès aux soins et en soutenant la recherche. La semaine de la santé mentale aura lieu, quant à elle, du 6 au 12 mai.

 

 

 

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