Étienne Rousseau est revenu dans sa ville natale pour présenter sa première exposition. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

CULTURE. L’artiste originaire de Saint-Apollinaire, Étienne Rousseau, vit un moment important de sa jeune carrière. Pour la première fois, il présente ses œuvres en solo et il le fait devant les siens. L’exposition Démarrage est présentée, jusqu’au 17 décembre, au Centre multifonctionnel de Saint-Apollinaire.

«Je montre des paysages qui sont traités de façon abstraite, presque effacés, transformés. Ils sont transposés. Donc, ce n’est pas une représentation directe du paysage», a expliqué l’artiste.

Parmi les 12 toiles qu’il a choisies, il a décidé de mettre de l'avant les deux styles qui le représentent. Le premier, plus graphique, rappelle la photographie. L’autre, plus intangible, joue sur les couleurs, les impressions. Le geste prend beaucoup d’importance et atténue la perception spatiale du tableau.

Chaque endroit qu’il croise, lorsqu’il est en voyage ou sur la route, devient par le fait même une source d’inspiration.

«Lorsque je regarde des paysages, je les mémorise, mais, il y a aussi un sentiment qui m’imprègne. Après, quand je suis de retour en atelier, je me rappelle cette émotion et je la transmets sur la toile en faisant ce que j’ai vu», a-t-il expliqué.

Pour les autres, il précise que son travail consiste à décortiquer chacun des plans du paysage. Il leur attribue aussi des couleurs contrastantes, loin des référents habituels.

De la photo à la peinture

Étudiant à la maîtrise en arts visuels à l’Université Laval, Étienne Rousseau a commencé son parcours artistique au Cégep, mais en photo.

«Je me suis tourné vers la peinture parce que j’ai toujours aimé la bi-dimensionnalité. Un moment donné, la photo, ça devient tellement technique qu’on perd l’aspect du plaisir. En création, il faut aimer ce qu’on fait. Il y avait une certaine rigidité en photo. C’est pour ça que je suis allé vers la peinture», a-t-il expliqué en présentant la première toile de sa collection, celle à l’origine de la transition. Cette dernière ne passe pas inaperçue et ressort du lot, autant par sa clarté que sa douceur.

Une première

Habitué des exhibitions collectives, Étienne Rousseau voit en Démarrage les premiers pas de sa carrière solo. «Je voulais, pour mon premier vernissage, pour ma première exposition, revenir dans ma ville natale. Je pense que j’étais rendu là», a-t-il expliqué, fier de pouvoir mettre de l’avant le fruit de plusieurs années de travail.

D’ailleurs, il confie avoir beaucoup appris sur la préparation et la gestion d’une exposition pendant le processus.

 

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